Si je n'ai toujours pas le temps de vous montrer ce que je fais en ce moment, je tricote quand même, dans le peu de temps libre que j'ai (mais la période de travail intensif va bientôt s'achever, ouf !).
Aujourd'hui, j'ai besoin de faire des boutonnières. Et la méthode la plus convaincante que j'aie utilise provient du site Knitting Help, et vous la trouverez dans la rubrique "Advanced knitting techniques", c'est la "one-row buttonhole". Certes en anglais, mais la vidéo dispense de comprendre la langue, elle est très claire. D'ailleurs, la voici :
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Les torsades sans aiguille à torsade
Pas souvent là en ce moment, même pas eu le temps de bloquer les derniers accessoires que j'ai tricotés pour les photographier.
En attendant des jours meilleurs, un petit tuto filmé de KnittingDaily pour faire ses torsades sans s'encombrer d'une troisième aiguille : ça semble accrobatique en première instance, mais ça fonctionne très bien.
En attendant des jours meilleurs, un petit tuto filmé de KnittingDaily pour faire ses torsades sans s'encombrer d'une troisième aiguille : ça semble accrobatique en première instance, mais ça fonctionne très bien.
Le blocage, késako ?
Comme Emimage me pose la question, je vais reparler de cette technique que les livres français expliquent rarement, et qui est pourtant fondamentale pour obtenir un travail fini et soigné.
D'abord, à quoi ça sert ?
Il existe plusieurs méthodes.
Dans la littérature française, on vous conseille souvent de repasser l'ouvrage à la patte-mouille après l'avoir épinglé sur la table à repasser, ou encore, terme vague s'il en est, "d'envoyer de la vapeur", ce qu'on peut faire en "survolant" l'ouvrage avec un fer vapeur, ou avec un défroisseur vertical.
Personnellement, je vous déconseille vivement cette méthode :
Pour ma part, voici ce que je fais :
Pour un tricot "à plat" avec des coutures (ce que je pratique de moins en moins), je bloque avant de coudre, ce qui permet de bien ajuster les mesures de chaque pièce. J'utilise dans ce cas la méthode de la superposition : les deux manches l'une sur l'autre, le ou les devants sur le dos, ce qui permet d'assurer la symétrie de l'ouvrage terminé, et le cas échéant de pallier à de petites irrégularités dans la tension du fil (si on laisse un ouvrage de côté pendant un certain temps, on ne tricote pas forcément aussi serré quelques mois plus tard).
Pour les ouvrages en un seul morceau, le blocage se fait bien sûr sur l'ouvrage terminé.
Je rentre quasiment toujours les fils après blocage.
Après ça, il ne reste plus qu'à prendre une belle photo pour faire le cake sur votre blog... et éventuellement aller vous pavaner en ville avec la merveille terminée.
Voilà, je vous ai livré tous mes secrets, appris d'ailleurs en grande partie grâce aux tricoteuses anglo-saxones (ou francophones parlant anglais) qui utilisent ce type de méthode : il est donc de bon ton de repartager sur le web ce que l'on a appris grâce à lui, la boucle est bouclée.
Edit suite aux premiers commentaires
Si j'utilise la machine à laver, c'est parce que je suis flemme, et que je trouve l'essorage laine parfait pour préparer un blocage. Mais rien n'empêche de faire le trempage à la main, en essorant dans une serviette éponge.
Et je précise, pour le cas où ce ne serait pas clair, que j'indique ce que je fais, mais ne prétends pas que c'est ce qu'il faut absolument faire : chacune est libre de ses préférences et de ses expériences, l'essentiel est que le résultat réponde à vos attentes.
D'abord, à quoi ça sert ?
- à régulariser les points
- à mettre l'ouvrage aux bonnes dimensions (on épingle aux dimensions du patron)
- pour les châles en dentelles, il s'agit d'ouvrir le point pour mettre les motifs en évidence, et le cas échéant, de bien étirer les pointes de la bordure pour qu'elles soient vraiment pointues
- selon les méthodes employées, cela permet aussi d'adoucir et d'assouplir la laine : le passage à l'eau retire les éventuels apprêts du fil
Il existe plusieurs méthodes.
Dans la littérature française, on vous conseille souvent de repasser l'ouvrage à la patte-mouille après l'avoir épinglé sur la table à repasser, ou encore, terme vague s'il en est, "d'envoyer de la vapeur", ce qu'on peut faire en "survolant" l'ouvrage avec un fer vapeur, ou avec un défroisseur vertical.
Personnellement, je vous déconseille vivement cette méthode :
- si votre fil contient de l'acrylique, les risques de fonte sont absolument réels, et même une fibre naturelle n'apprécie pas forcément la chaleur du fer
- si vous avez des points en relief, ils sont écrasés
- si vous vous êtes trompée dans l'épinglage, ça peut être irréparable
Pour ma part, voici ce que je fais :
- Je mets mon tricot dans la machine à laver, programme laine, à froid. Ce point est fondamental, il faut vraiment utiliser de l'eau froide pour éviter tout feutrage, provoqué par le changement de température entre l'eau de lavage et l'eau de rinçage. Pour les mêmes raisons, j'évite de trop remplir la machine : j'attends parfois d'avoir deux ou trois ouvrages à bloquer en même temps, ou une lessive de lingerie fine, mais il faut éviter trop de frottements, qui provoquent aussi le feutrage, donc remplir au maximum la moitié du tambour, pour que les pièces bougent librement.
- J'essore, avec l'essorage du programme laine.
- Je pose une grande serviette de bain sur un tapis de gym (qui permet d'épingler), et j'installe mon tricot dessus.
- Je positionne chaque pièce pour qu'elle soit bien équerrée, et aux dimensions du patron.
- Je lisse bien à la main.
- Si j'ai besoin d'étirer le point (pour la dentelle en particulier), ou de bien positionner un élément qui risque de "rebiquer" (une bordure sur les devants d'un cardigan par exemple) j'épingle. Pour les châles avec des bordures à pointes, il faut parfois s'y reprendre à plusieurs fois pour bien étirer les pointes et obtenir un ouvrage symétrique. Comme vous le verrez dans les liens mentionnés plus haut, certaines utilisent des câbles ou des tiges métalliques pour avoir une régularité parfaite. Personnellement, je préfère me fier à mon oeil (en réalité, j'ai la flemme d'utiliser un tel attirail)
- Si j'ai juste besoin de lisser le point, je n'épingle pas (la flemme, toujours, et sur les tricots épais, les épingles peuvent laisser de petites marques en creux, alors...)
- Je laisse sécher sans toucher, quelle que soit mon impatience, jusqu'à ce que l'ouvrage soit complètement sec. Mais je ne me prive pas d'admirer (compte tenu de la place dont je dispose, le tapis de gym se retrouve dans mon salon), et parfois je vérifie 10 fois par jour si c'est sec. Selon la saison et l'épaisseur de l'ouvrage, le séchage complet peut prendre plusieurs jours. Patience, a-t-on dit (mais rien ne vous empêche de commencer un autre ouvrage pendant que ça sèche si les doigts vous démangent).
Pour un tricot "à plat" avec des coutures (ce que je pratique de moins en moins), je bloque avant de coudre, ce qui permet de bien ajuster les mesures de chaque pièce. J'utilise dans ce cas la méthode de la superposition : les deux manches l'une sur l'autre, le ou les devants sur le dos, ce qui permet d'assurer la symétrie de l'ouvrage terminé, et le cas échéant de pallier à de petites irrégularités dans la tension du fil (si on laisse un ouvrage de côté pendant un certain temps, on ne tricote pas forcément aussi serré quelques mois plus tard).
Pour les ouvrages en un seul morceau, le blocage se fait bien sûr sur l'ouvrage terminé.
Je rentre quasiment toujours les fils après blocage.
Après ça, il ne reste plus qu'à prendre une belle photo pour faire le cake sur votre blog... et éventuellement aller vous pavaner en ville avec la merveille terminée.
Voilà, je vous ai livré tous mes secrets, appris d'ailleurs en grande partie grâce aux tricoteuses anglo-saxones (ou francophones parlant anglais) qui utilisent ce type de méthode : il est donc de bon ton de repartager sur le web ce que l'on a appris grâce à lui, la boucle est bouclée.
Edit suite aux premiers commentaires
Si j'utilise la machine à laver, c'est parce que je suis flemme, et que je trouve l'essorage laine parfait pour préparer un blocage. Mais rien n'empêche de faire le trempage à la main, en essorant dans une serviette éponge.
Et je précise, pour le cas où ce ne serait pas clair, que j'indique ce que je fais, mais ne prétends pas que c'est ce qu'il faut absolument faire : chacune est libre de ses préférences et de ses expériences, l'essentiel est que le résultat réponde à vos attentes.
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Tiens, le nouveau Knitty est sorti...
Bon, ce n'est pas tout de suite que j'aurai le temps de tricoter ce pull : overdébordée de boulot, et mon panier est déjà plein d'en cours...
Mais quand un modèle me plaît, je sais que je finis toujours par y revenir, même si c'est pour le réinventer à ma manière...
Alors, prenons tout de suite note de cette jolie idée, pas compliquée et plutôt raffinée, d'utiliser de simple côtes pour dessiner les courbes d'un pull un peu ample.

Modèle Renaissance, Knitty Automne 2009 (en anglais)
Mais quand un modèle me plaît, je sais que je finis toujours par y revenir, même si c'est pour le réinventer à ma manière...
Alors, prenons tout de suite note de cette jolie idée, pas compliquée et plutôt raffinée, d'utiliser de simple côtes pour dessiner les courbes d'un pull un peu ample.

Modèle Renaissance, Knitty Automne 2009 (en anglais)
Patience, encore ;-)
Mais cette fois-ci, la patiente, c'est Odile, qui a réalisé Pampilles & Plume... sans plume ni pampille d'ailleurs, mais en Lurex, et avec un crochet de... 2,5 mm.
Elle m'a très gentiment envoyé des photos, et je me fais un plaisir de vous montrer ma préférée, où l'on voit bien le brillant du fil : une très jolie idée pour un châle de fête.
Encore merci Odile, et bravo.
Elle m'a très gentiment envoyé des photos, et je me fais un plaisir de vous montrer ma préférée, où l'on voit bien le brillant du fil : une très jolie idée pour un châle de fête.
Encore merci Odile, et bravo.
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Patience, patience...
Bon, je sais, je mets du temps à revenir vraiment sur ce blog... Je vous expliquerai peut-être un jour ce que je faisais pendant tout ce temps là, et qui n'a rien à voir avec le tricot !
En attendant, je vais quand même vous montrer l'un des deux châles que j'ai créé cet été (l'autre n'est pas tout à fait terminé, manque la bordure, qui est dans ma tête, mais que je n'ai pas le temps de crocheter), et qui fera l'objet d'une fiche dès que j'aurai de nouveau le temps.


Il s'appelle Roma, il est en mohair (je sais, je sais... mais j'avais encore de l'Aurore à destocker), c'est un vrai grand châle, mais pour la raison précédente, il est tout léger... et j'adore le petit volant dans le bas. Et vous ?

Edit du 17 septembre
Ah, vos commentaires enthousiastes me font chaud au coeur ! Merci merci !
Quelques réponses à vos questions :
En attendant, je vais quand même vous montrer l'un des deux châles que j'ai créé cet été (l'autre n'est pas tout à fait terminé, manque la bordure, qui est dans ma tête, mais que je n'ai pas le temps de crocheter), et qui fera l'objet d'une fiche dès que j'aurai de nouveau le temps.


Il s'appelle Roma, il est en mohair (je sais, je sais... mais j'avais encore de l'Aurore à destocker), c'est un vrai grand châle, mais pour la raison précédente, il est tout léger... et j'adore le petit volant dans le bas. Et vous ?

Edit du 17 septembre
Ah, vos commentaires enthousiastes me font chaud au coeur ! Merci merci !
Quelques réponses à vos questions :
- à Florence : il n'est pas du tout compliqué à réaliser, mais il n'est pas tricoté, il est au crochet.
- à Natfronton : l'Aurore est tout à fait adaptée pour ce type de châle (pour celui-ci, il en faut 2 pelotes complètes). Elle est moins douce et moins régulière que la Pichenette de Plassard ou la Rowan Kidsilk par exemple, mais pour un châle, c'est tout à fait supportable, et elle a plutôt une bonne tenue compte tenu de la grosseur du fil.
- à la Princesse Mumu : je ne sais pas quand j'aurai le temps d'aller boire une tasse de thé, peut-être pas avant fin novembre, mais ce sera avec plaisir : appelle-moi quand tu veux.
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