31.1.21

Une nouvelle écharpe au crochet : Give me five

Quand le temps est gris, on a envie de couleurs qui claquent, non ? 

Avec "Give me five", qui est une sorte d'arc en ciel réduit à 5 couleurs, vous serez servie. 

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 "Give me five" pourrait se traduire par "tope là", quand on se tape dans la main pour sceller un accord. Dans sa newsletter de janvier, Andie nous rappelle que cette expression et ce geste étaient à l'origine un signe de solidarité dans les populations noires américaines, dans les années 1920. Je n'en savais pas autant lorsque j'ai baptisé mon écharpe. 

Comme le rappelle Andie, nous avons bien besoin de solidarité et de retrouver le contact humain dans cette période troublée où nous nous parlons surtout par écrans interposés... et ma foi, je ne suis pas fâchée que ça résonne aussi en écho à "black lives matters". 

Bref, vous l'aurez compris, cette écharpe vous propose de tisser des liens, encore et encore, entre nos humanités, même confinées, le tout en douceur et en couleur, avec les si belles teintes végétales de Renaissance Dyeing

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Rien de compliqué dans cette écharpe, travaillée de façon modulaire : on démarre avec une bande étroite de la première couleur, avant d'enchaîner sur les autres, qu'on rattache sur la lisière au fil des rangs. Un ouvrage qui monte vite et sans y penser : idéal pour méditer, lire, voire regarder une série en même temps, avant d'enrouler la douceur autour de son cou... ou de l'offrir à quelqu'un qu'on aime. Sa très grande sobriété en fait un modèle mixte, qui ira donc très bien aussi à votre amoureux, qui appréciera sûrement de retrouver contre sa peau l'écho de vos caresses.

Rien ne vous empêche de changer les couleurs, pour faire un dégradé ou des rayures bicolores, ni d'ajouter des bandes supplémentaires si vous voulez l'élever au rang d'étole pour envelopper vos épaules : pensez juste à joindre un message à votre commande avec votre choix de couleur.  

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Modèle : [Give me five] - Fiche et kit chez Renaissance Dyeing (en français et en anglais) 

Fil : Lace weight merinos de Renaissance Dyeing - 5 écheveaux de 22g/250m de couleurs contrastantes  

Crochet : 3 mm

+ de photos

5.10.20

Un week-end très "cuir"

 J'ai installé le pied teflon et une aiguille "spécial cuir" sur la MAC, pour continuer d'explorer ce que je peux faire avec mes chutes de cuir, au-delà des accents sur des trousses, et prochainement des sacs, ce que je continuerai sans aucun doute à faire : piquer du cuir sur du tissu fonctionne très bien, et ces petites touches donnent du peps à des réalisations par ailleurs assez basiques... mais que j'adore toujours faire ! Des trousses, des sacs, je pense que je ne m'en lasserai jamais, d'abord parce que j'aime les utiliser, mais aussi parce que ça fait toujours plaisir à celles à qui je les offre. Je crois que c'est une addiction assez partagée.

Ce week-end, j'avais envie de réalisations assez rapides, et d'explorations nouvelles. Mais j'ai commencé par des techniques que je maîtrisais déjà, avec des pompons. Un bicolore, et un "mini", parfait pour accrocher sur un curseur de fermeture éclair. A zut, j'aurais du tourner un peu le bicolore pour la photo... mais bon, vous verrez ainsi le "dessous des choses". J'en referai, mais avec un seul tour de la seconde couleur, ce sera plus léger. J'en mettrai partout sur les cadeaux de Noël que je ferai cette année. C'est amusant à faire, et le résultat est assez gratifiant.

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Depuis un moment, je voulais accrocher mon mini flacon de gel hydroalcoolique sur mes anses de sac. En mixant plusieurs modèles trouvés via Pinterest, j'ai fait mon patron personnel, en minimisant coutures et découpes complexes pour avoir un résultat propre. En tant que débutante dans l'utilisation du cuir, je cherche la sobriété maximale, ce qui par ailleurs met aussi les belles matières en valeur. 

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Le cuir rose utilisé ici est un peu épais, mais quand même souple, et extrêmement doux : parfait pour un objet qu'on va régulièrement toucher. Deux coutures droites, deux trous à l'emporte pièce pour y glisser un ruban avec un mousqueton, et le tour est joué. Fini de fouiller désespérément mes poches ou mon sac avant d'entrer dans un magasin.

Tant que j'avais ce cuir rose dans les mains, j'ai découpé deux ovales. Deux trous, deux anneaux, une dormeuse et hop, une boucle d'oreille amusante, volumineuse mais tellement légère qu'on ne la sent pas dans les oreilles. 

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Du coup, j'ai eu envie d'en faire de plus petites, facile à porter même pour aller au bureau, et je suis revenue à des couleurs plus hivernales. 

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J'y ai mis des crochets américains parce que c'est ce que j'avais en stock, mais à l'occasion, je rachèterai des dormeuses : le défaut des boucles très légères, c'est qu'on peut les embarquer avec son châle en le mettant ou en le retirant, et du coup les perdre facilement. Ce n'est pas pour le prix qu'elles coûtent à fabriquer, mais c'est rageant de partir le matin avec deux oreilles ornées, et de rentrer avec une seule. 

J'ai aussi fait une broche aimantée, en enfermant deux aimants ronds entre deux carrés de cuir. Elle ne me satisfait pas totalement, mais elle est super fonctionnelle, pour accrocher un châle, ou fermer un cardigan sans bouton, sans risquer de tirer des fils du précieux tricot (ou crochet) qu'on a mis tant de soirées à réaliser amoureusement. Mon problème, c'est de faire des piqûres nettes dans une petite pièce enfermant un aimant assez puissant, qui colle à la plaque de la machine à coudre et n'en fait qu'à sa tête. A suivre : vu la quantité de matériau utilisée, je n'aurai aucun remord à découdre celle-là pour en refaire une lorsque j'aurai trouvé la bonne idée pour contourner le problème. Peut-être un bon vieux point sellier à la main... mais pour le moment, je n'ai pas de griffe pour percer le cuir régulièrement, et j'attends de voir si ma passion pour le cuir dure avant de m'équiper de nouveaux outils. Je m'offrirai peut-être d'abord un stage chez un artisan pour voir si je mords vraiment à ce nouveau hobby, très tentant je dois dire. Mais tant que je travaille encore, il faut que j'évite de trop me disperser, sinon j'ai du mal à finir les en-cours... voire à me décider sur les nouveaux projets à entamer.

Finissons par le grand motif découpé... qui est en fait une boucle d'oreille ratée : je n'ai pas choisi le bon cuir pour faire la mise en forme prévue par le modèle (une variante du tuto de Brooklyntonia), je l'ai trouvée un peu trop grande... et je me suis vautrée dans la découpe de la seconde (j'aurais du imprimer un patron neuf, sainte flemme, quand tu nous tiens). Mais en collant les deux bords et en lui ajoutant une bélière, je me suis dit que ça pourrait faire un pendentif. L'expérience était de toute façon instructive. 

Après quoi j'ai décidé que j'avais acquis assez d'expérience pour commencer à découper dans les plus grandes pièces de mon stock de chutes, pour faire une petite bourse qui me faisait de l’œil. Le patron est offert par Tithouan, un artisan d'Eourres dans les Hautes-Alpes, qui pourrait bien être une destination de vacances et de stage un de ces jours (si quelqu'un est tenté, on peut faire un petit groupe). 

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J'ai utilisé une peau très souple, mise sur l'envers (l'endroit était taché), et j'ai ajouté une bande de cuir plus rigide, rainuré, car je voulais lui attacher un anneau pour pouvoir la suspendre, soit à mon gros mousqueton de sac, soit à un cordon de cou : elle contient mon mini lecteur MP3, celui qui accompagne souvent mes tâches ménagères avec un bon livre audio qui fait oublier combien étendre le linge ou repasser est une plaie.

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Là encore,il y a quelques progrès à faire, mais c'est quand même un projet sympathique, suffisamment simple pour que j'envisage d'en faire d'autres, par exemple pour emballer les bijoux que je suis susceptible d'offrir, à ma nièce par exemple, qui semble avoir bien apprécié les boucles d'oreille roses sur mon fil Instagram.

Comme je n'étais pas rassasiée, j'ai terminé par un étui à lunettes, simplissime à réaliser et qui répond exactement à ce dont j'avais besoin...

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Le cuir a un défaut de couleur, un moirage qui se voit sur la photo : c'est le jeu quand on achète des chutes. Mais il avait la bonne consistance, et il est lui aussi très doux au toucher. C'est un des plaisirs du cuir : comme pour les beaux fils, on manipule des matières très agréables à toucher, vivantes, souples, qui semblent faites pour le bonheur de nos mains.

Last but not least, j'ai eu envie de faire un vide-poche. Tous ces petits bijoux, il fallait bien les rassembler quelque part, n'est-ce pas ?

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Rien de plus simple à faire : un carré ou un rectangle, 8 trous dans les angles, et 4 rivets pour les fermer. Il sera facilement transportable, par exemple pour avoir une coupe à bijoux dans un gîte de vacances : je l'ai fermé avec des rivets "chicago", qu'on peut dévisser pour remettre l'objet à plat dans une valise.

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L'atelier cuir a été un agréable moment... qui n'a fait qu'aiguiser mon appétit pour les petits objets en cuir. Il y en aura donc d'autres prochainement...

12.9.20

Un châle et une étole au crochet : deux nouvelles fiches à votre disposition

C'est la rentrée, mais il fait encore chaud certains jours, notamment dans ma belle ville de Toulouse. Aussi vous aurez peut-être envie de crocheter un châle d'été, parfait sur vos robes et tops lorsque la soirée fraîchit, et que vous pourrez ensuite glisser dans le col de vos vestes et manteaux.

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C'est un modèle simple et intemporel, qui sera également parfait pour une débutante au crochet, ou comme ouvrage "détente". Sa simplicité met en valeur la beauté du fil.

La version crème est en London, le fil dentelle mi-laine, mi-soie, dont vous pouvez presque sentir la douceur sur les photos. Un de mes fils préférés pour travailler au crochet : souple, élastique, mais bien tordu, il ne se dédouble pas, et donne un résultat bien régulier, avec un beau tombant.

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Deux pelotes suffisent pour une shawlette qui sera parfaite pour vous couvrir les épaules, sans vous engoncer si vous l'utilisez enroulée autour du cou pour les saisons plus fraîches.

Si vous aimez les teintures artisanales, vous pourrez choisir des écheveaux Beth Chatto ou Covent Garden, qui sont réalisés sur la même base de fil. La simplicité du modèle mettra les belles vibrations de la teinture artisanale en valeur.

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S'il vous reste du bambou dentelle en stock, ça marche aussi. Je ne vous garantis pas qu'il suffit de le porter pour se retrouver instantanément téléportée à Rome (nous étions pour cette photo devant les marchés de Trajan), mais c'est assurément le bon accessoire à mettre dans sa valise de vacances pour faire la belle en terrasse en fin de journée.

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Modèle : [Candide] - Fiche explicative chez Annette Petavy Design (en français et en anglais)
Fil :
- version blanche : 2 pelotes (300m/50g) de Bambou dentelle Annette Petavy design
- version crème : 2 pelotes (400m/50g) de laine & soie London, Beth Chatto ou Covent Garden
Crochet : 3 mm
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Plutôt envie d'une grande écharpe-étole pour préparer la saison fraîche ? Alors vous crochèterez Tweedy avec le mérinos dentelle de Renaissance Dyeing : avec une gamme de près de 100 couleurs en teinture végétale, vous pourrez choisir vos couleurs pour l'assortir à vos goûts et à votre garde-robe.

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L'effet "tweed" est obtenu avec un point très simple (des brides et des mailles serrées), en alternant les couleurs à chaque rang. On laisse courir le fil tout du long, les croisements de fils étant cachés à la fin par une fine bordure de mailles serrées qui donne de la netteté à l'ouvrage.

Comme j'aime bien les petits pompons crochetés, j'en ai mis au deux extrémités : contrairement aux franges, ça ne s'emmêle pas, et votre écharpe restera nette au fil du temps.

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Le mérinos dentelle d'Andie est fin et gonflant, ce qui permet d'obtenir un résultat fin et léger, mais cependant bien chaud. Vous pourrez enrouler votre écharpe plusieurs fois autour du cou pour avoir bien chaud l'hiver.

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Modèle : [Tweedy] - Fiche et kit chez Renaissance Dyeing (en français et en anglais)
Fil : Lace weight merinos de Renaissance Dyeing - 1 grand écheveau (100g/1190m) + 1 écheveau de 22g/250m de couleurs contrastantes
Crochet : 3 mm
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6.7.20

Saison des sacs. Episode 4 : intermède trousses

Dans mes sacs, on trouve souvent des trousses. Et pour utiliser mes chutes de cuir, le premier design qui m'est venu à l'esprit, c'est cette trousse carrée, avec une languette permettant d'insérer un anneau.

C'est un format que j'utilise pour ranger mes câbles et chargeurs quand je pars en déplacement, c'est tout à fait adapté pour qu'ils tiennent un encombrement minimum sans abîmer les câbles.

pochette blanche

Jean blanc, anneau et fermeture éclair récupérés d'anciens sacs, chute de cuir rouge, petites chutes de wax pour la propreté de la fermeture. Porte clef assorti. Tout a marché du premier coup, mes tests ont été utiles, et j'aime beaucoup le résultat, sobre et gai en même temps. L'ensemble a été offert à ma sœur.

trousse en jean

trousse en jean - verso

Jean de récup issu de mon sac de chutes, chute de cuir, anneau et fermeture récupérés d'un ancien sac. Chutes de wax pour la propreté des fermetures. Celle-là sera pour moi.

trousse jean brun kaki

trousse jean brun kaki - verso

Du coup, Dino en a voulu une aussi, et j'ai utilisé un jean brun-kaki donné par ma sœur (matériaux et objets finis font des aller-retour entre les sœurs), en découpant simplement le bas d'une jambe. J'ai laissé au verso la couture rabattue si typique des jeans. Habituellement, je démonte toutes les coutures avant d'utiliser le tissu, pour récupérer le droit fil partout. Mais sur un objet aussi petit, la déformation sera mineure, et de peu d'importance. Le résultat est très masculin, et c'est ce que je voulais.

trousse en jean

trousse en jean - verso

Celle-ci sera pour Andie, qui a passé commande en commentaire dans mon fil Instagram. On voit que je commence à atteindre la fin du sac de chutes, et qu'il faut faire du patchwork. Il faudra que je teste d'autres manières de faire les coutures : des coutures ouvertes seraient sans doute moins épaisses.

Il va falloir que je teste de nouveaux designs : j'ai fini le stock d'anneaux en D dans ma boîte à récup. Je m'en vais donc retourner gribouiller dans mon carnet avant de réaliser de nouvelles trousses.

En tous cas, l'objectif est atteint : utiliser des matériaux de récupération, et des petites chutes, pour leur donner une seconde vie. C'est amusant et satisfaisant.

4.7.20

Saison des sacs. Episode 3 : pochettes et tests avec du cuir

J'ai enfin pris le temps de terminer un mini-sac pochette, dont j'avais crocheté l'extérieur pendant le confinement (période où je n'étais capable que de faire des points de base au kilomètre, toute créativité semblant m'avoir quittée avec l'absence de liberté d'aller et venir). Celui-là est destiné à "sortir léger", avec le strict nécessaire pour aller faire 3 courses ou une petite marche.

petit sac noir

L'extérieur est en mailles serrées crochetées en rond  sur la base d'un disque, dans un fin coton mercerisé (crochet 2,5mm) acheté en Italie pendant de précédentes vacances.

intérieur petit sac noir

L'intérieur est doublé avec des chutes de wax (acheté chez African Avenue), dont j'ai utilisé les motifs pour former les attaches de l'anse et une petite étiquette sur le devant du sac (qui montre d'ailleurs que j'ai encore besoin de m'entraîner pour faire des coutures régulières sur des petites formes). 4 poches plaquées suffisent pour glisser le téléphone, des mouchoirs, les clefs, et un masque de rechange.




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La fermeture éclair et la bandoulière sont récupérées d'un petit sac en skaï de ma nièce qui avait fait son temps, et je lui ai accroché le second pompon en cuir que j'ai fait dans la foulée du sac pour ma belle-sœur (maintenant que j'ai compris comment on les fait, vous allez en voir partout, c'est ma nouvelle folie).

Je lui ai adjoint une mini trousse porte-monnaie, qui n'a rien d'extraordinaire dans son rendu (si ce n'est que j'adore les couleurs de ce wax, un haut de gamme de Jansen Holland, qui commercialise aussi les Vlisco), mais qui est doublée "anti-RFID" : avec le plafond à 50€ sur le paiement sans contact, au demeurant pratique, il vaut mieux éviter de se promener avec sa CB dans une simple poche sans protection, même quand on n'est pas trop parano. Pour protéger ma CB, je double donc mes porte-monnaie avec une feuille de papier métallisé, simplement découpée dans un emballage de tortellinis Barilla (recyclons tout !).

Me voilà donc parée pour aller chez mon marchand de légumes faire le ravitaillement en toute sécurité... avec un masque assorti à la doublure du sac ou au porte monnaie, puisque j'en ai fait plein en wax.

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Cette semaine, j'ai reçu mes chutes de cuir, commandées chez Decocuir. J'ai donc commencé à tester ce que je pouvais faire avec mes outils, à savoir une MAC pour usage domestique, équipée d'aiguilles "spécial cuir" et de deux pieds de biche adaptés, un Teflon et un à rouleaux, et une pince emporte-pièce pour perforer le cuir.

Disposer d'un échantillonnage de cuirs très variés, en souplesse, épaisseur et traitement, permet de bien voir ce qui sera possible ou pas. C'est très instructif et permet d'éviter les déconvenues : je sais déjà que je ne me lancerai pas dans la fabrication de grandes pièces en cuir. Même équipée, ma Singer renâcle à la couture "cuir contre cuir" et c'est difficile d'avoir des coutures droites.

Le petit porte-monnaie noir, déjà adopté par Dino, est un peu de guingois, car j'ai du m'y reprendre en plusieurs fois pour piquer mes coutures en haut et en bas : 4 épaisseurs de cuir + une fermeture éclair à l'endroit de l'anneau, ça ne lui plaisait pas beaucoup.

Quant au mini porte-monnaie blanc (à partir d'un patron offert par Nadja Petremand), dans un joli cuir verni, j'ai fini par insérer un gros-grain blanc pour pouvoir piquer les coutures latérales. Reconnaissons que j'ai voulu forcer le sort : le tuto d'origine prévoit des coutures à la main après perforation à l'emporte-pièce. Mais je sais au moins à quoi m'en tenir sur la couture du cuir verni.

En revanche, cuir sur tissu, ça marche assez bien... si ce n'est que j'ai intérêt à mieux dompter la pédale de ma MAC, comme on le voit sur la petite étiquette rose de la mini trousse en jean. La Heavy Duty a selon moi un défaut : la difficulté à piquer lentement. Son moteur, assez puissant pour gérer correctement l'entraînement quand on pique plusieurs épaisseurs de tissus consistants, file comme une flèche dès qu'on appuie sur la pédale. Il faudrait un variateur de vitesse pour s'adapter plus facilement selon les différents travaux. Mais je retiens l'idée d'utiliser des chutes de cuir pour ajouter de petits accents sur des trousses ou des sacs en tissu. Vous en reverrez.

Les pompons, n'en parlons plus : il suffit d'un cuir assez souple et d'un peu de colle, c'est un jeu d'enfant. En revanche, faire de jolis porte-clefs avec un simple ruban de cuir peut relever du combat : l'emporte-pièce a tout simplement refusé de percer ce cuir-là, pourtant assez fin, mais très raide, et j'ai du recourir à l’alêne pour percer les trous où glisser mon rivet.

Maintenant que j'ai fait mes gammes, je peux réfléchir aux utilisations pertinentes de mes deux kilos de chutes de cuir. Je suis très satisfaite de cet achat, qui permet de "se lâcher" pour pas cher et sans stresser : au pire, on jette quelques centimètres carré de matière. J'y ai aussi découvert des traitements du cuir, rainé ou embossé, dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Vous les verrez apparaître prochainement sur des sacs et des trousses, j'ai déjà plusieurs idées.

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