Affichage des articles dont le libellé est projets terminés 2013. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est projets terminés 2013. Afficher tous les articles

15.9.13

Un peu de couture pour changer

Celles qui me lisent régulièrement savent que sortir la MAC est chez moi une sorte d'aventure, la bestiole étant coincée sous une pile de boîtes de laines. Et il faut en outre que je déblaie mon bureau pour pouvoir l'y poser, puis que je sois sûre d'avoir fini avant la reprise du travail, où j'ai besoin du même bureau.

Mais quand il s'agit de sacs, ma petite folie personnelle, j'ai tous les courages :-)

Il y a peu, j'ai acheté un sac dont je rêvais depuis longtemps : le 24 heures de Gérard Darel. Tous les ans, lors des nouvelles collections, je le regarde, je tourne autour. Cette année, la couleur de la saison était un bleu paon... et je me suis dit qu'il ne fallait peut-être pas que j'attende d'être morte ou dans une chaise roulante pour m'offrir les sacs de mes rêves. Donc voilà. Après le Lupo, sagement choisi en noir, j'ai donc mon 24 heures.

PICT1260

Il a le genre de forme que j'adore, avec beaucoup de volume, mais pas trop de profondeur : on peut donc voir ce qu'il y a dedans quand on l'ouvre, et ne pas chercher ses affaires pendant des heures.

Il a en revanche deux défauts : une fermeture un peu "light" - une pression aimantée au milieu - et un aménagement intérieur un peu sommaire - une seule poche zippée. Mais je sais m'organiser avec ce genre de difficultés : il suffit de concocter la pochette-organiseur qui va bien, et le tour est joué.

Je suis repartie de celle que j'avais faite il y a quelques temps (ah oui, en 2007, quand même, mais elle est toujours en parfait état), pour laquelle j'avais conservé toutes mes notes et mes schémas cotés. J'ai adapté un poil, d'abord parce que je n'ai plus exactement les mêmes accessoires, mais surtout que je la voulais un peu moins haute, pour qu'elle ne dépasse pas du sac. Une fois les mesures définies, et la gamme de montage connue, c'est un jeu d'enfant, il n'y a qu'à suivre les étapes que je me numérote sur une feuille.

Voici le résultat, sous toutes les faces ou presque. Cette fois, les poches latérales sont symétriques sur les grands côtés comme sur les petits.

PICT1244

PICT1246

PICT1248

Il y a une poche à fermeture éclair à l'intérieur de la pochette, et non plus sur l'extérieur, et deux anneaux pour accrocher des clefs ou d'autres petits objets sur un mousqueton. J'ai raccourci les cordons de serrage, pour qu'ils disparaissent entièrement dans leur gorge quand la pochette est ouverte, et enfermé les bouts de la cordelette dans un petit rectangle de tissus, ce qui est à la fois plus raffiné et plus agréable, car il n'y a pas de nœud pour fermer les cordons.

PICT1250

Sinon, j'ai comme la fois précédente utilisé du taffetas en polyester, très résistant. Celui-ci est un reste du métrage que j'avais acheté chez Toto pour faire l'extérieur de mon "big sac". Une valeur sûre, pour la solidité comme pour les couleurs, que j'aime toujours autant, et qui sont en harmonie avec mon sac bleu.

Et tant que la machine était sortie, je me suis fait un pochon à ouvrage assorti (j'adore en avoir plein :-)

Ainsi équipé, mon sac est impeccable, rangé, pratique, et sans risque de perte de mes petites affaires. D'ailleurs, il a passé avec succès le test du voyage à Paris, avec périple dans les transports en commun avec ma petite valise à roulettes. Donc il est adopté pour l'hiver. Et vous verrez bientôt quelques accessoires bleus pour que mon sac se sente moins seul sur mes robes noires :-)

19.8.13

Crochète-moi un mouton !

Quoi de plus logique en effet pour une crocheteuse dont les fenêtre s'ouvrent sur l'avenue St Exupéry ?

C'est donc chose faite, grâce au kit d'Anisbee, que l'on pouvait trouver au festival Le Lot et la Laine, dont elle avait apporté quelques exemplaires lors de notre "after" à Cuzals, et dont vous pouvez désormais trouver la fiche explicative dans Ravelry.


PICT1251

En revoyant les photos de ceux d'Anisbee, je me dis que j'ai peut-être un peu trop bourré le corps (j'ai toujours peur que ça se tasse une fois manipulé par les petites mains des enfants), et un peu trop forcé le trait sur le museau : je pourrais refaire ma broderie (ce n'est jamais mon fort dans les amigurumis, mes bestioles, et mes poupées encore davantage, ont toujours des drôles de bouille...).

Ceci dit, je suis bien convaincue que la petite fille à qui il est destiné va l'adorer, car il est doux à souhait, et d'une taille parfaite pour suivre sa propriétaire partout, ce qui est le propre d'un vrai doudou.

De là que je m'en refasse un autre pour moi, il n'y a pas loin : je le trouve toujours aussi craquant !

15.4.13

100% satisfaite !

Je ne suis pas la seule à être fan des modèles de Veera Välimäki , ils ont toujours beaucoup de succès. Cela ne m'étonne pas : ils sont à la fois "classiques" et créatifs, dans la construction comme dans l'emploi des points. Généralement plutôt simples à réaliser, ils sont au final exactement tels qu'on les attendait au vu des photos de présentation du modèle.

Pour mettre en valeur la Madelinetosh tosh  merino light "cèdre" achetée au salon "Tendances créatives" de l'an dernier, j'ai choisi son dernier châle, Life on Sundays. J'ai mélangé avec de la Bouton d'Or Baby superwash que j'avais en stock, et le résultat est à la fois impeccable et merveilleusement doux. Et je crois que le sourire de ma Maman est suffisamment explicite sur sa satisfaction de recevoir ce cadeau...

Life on Sundays_Shawl_MG_6957_

Life on Sundays_Shawl_MG_6954__1

Modèle : Life on Sundays de Veera Välimäki [sur Ravelry]
Fil : Madelinetosh tosh merino light, coloris Cedar - moins d'un écheveau + Bouton d'Or Baby Superwash, coloris Mastic - environ une pelote
Aiguilles : circulaires HiyaHiya - pointes métal 4mm.

Et je ne me suis pas trompée sur la couleur : il y avait une demi-douzaine de pulls ou de T-shirts avec lesquels ce vert est parfait dans la garde-robe de Maman,  dont des acquisitions récentes.

Je referai certainement des modèles de Veera, j'adore tout le travail qu'elle a fait autour des rayures, qui me fait baver d'envie en tant que designeuse : je n'aurais jamais su inventer ces lignes incroyables qui donnent à de simples rayures en mousse un rendu inusité et mystérieux :-)

3.4.13

La saison des cardigans (3)

J'avais annoncé un 3ème cardigan, que voici donc.

Celui ci est une création intégrale, où j'ai enfin réalisé un vieux rêve : utiliser une torsade comme "marque taille" sur un cardigan. Seules les techniques récemment assimilées... et l'audace de penser la construction d'un cardigan en dehors des schémas classiques, m'ont permis de le réaliser sans couture.

Ce cardigan est donc commencé... par la ceinture, qui est une simple tresse encadrée de 2 mailles envers de part et d'autre, et de la longueur nécessaire pour ceinturer la taille.

J'ai relevé une première série de mailles sur une lisière de la torsade, pour monter le haut du cardigan. J'ai mis en attente pour tricoter les manches, raccordées à l'empiècement selon la méthode de Laura Chau déjà utilisée, avec une fermeture des épaules à 3 aiguilles.

J'ai ensuite relevé une nouvelle série de mailles, plus nombreuses, sur l'autre lisière de la torsade, que j'ai travaillées en côtes 4/2, ce qui m'a permis de gérer l'élargissement des hanches sans aucune augmentation, les côtes s'ouvrant plus ou moins selon le volume occupé par ma morphologie. Et la basque est à la mode cette année, donc je suis tout à fait dans le ton !

Cardigan gris à torsade_MG_6943_

J'ai fini par une bordure mousse relevée le long des devants et raccordée aux mailles laissées en attente au dos de l'encolure. Et voilà.

Cardigan gris à torsade_MG_6937_

Je suis satisfaite de la construction... mais j'aurais du bloquer mon échantillon dans les règles de l'art, car le fil est lourd. L'ouvrage s'est détendu au blocage, et mon cardigan est donc un peu trop grand, dans toutes ses dimensions. Il faut dire aussi que j'avais prévu les bordures en i-cord, mais ce n'était pas joli dans ce fil, et les bordures finalement réalisées occupent plus de largeur qu'une i-cord.

Un peu chiffonné aussi, car je l'ai porté en voiture pour aller déjeuner à Cajarc lundi avec ma Maman, et cela se voit. Plus qu'à lui passer un coup de vapeur la prochaine fois que je le mettrai ! Au final, un sweater confortable et chaud, en laine et alpaga, et de nouvelles leçons à retenir si je refais ce type de construction. Il faut en particulier que j'ajuste un peu plus mon buste : dans la glace, je me vois plus épaisse que la réalité sans doute, cela m'apparaît nettement sur les photos.

Cardigan gris à torsade_MG_6938_

Modèle : invention perso
Fil : Ceres de Bouton d'Or que j'avais en stock (des soldes de je ne sais plus quand) - 50% laine, 50% alpaga - 78m / 50 g - 665 g de fil, soit 14 pelotes.
Boutons : récup  faite sur un vieil imper J.Taverniti, une marque initialement toulousaine, et que je croyais disparue (la boutique que je connaissais dans la ville rose n'est plus depuis longtemps), mais qui se présente maintenant en anglais, avec un siège à Los Angeles.
Aiguilles : circulaires KnitPicks - pointes 5,5 mm.

A propos du déjeuner, nous avons une nouvelle fois mangé à l'Allée des Vignes,  où nous avons dégusté un menu spécialement concocté pour Pâques. Noix de St Jacques sur un risotto aux asperges vertes, délicieux pavé d'agneau aux petits légumes, fromage préparé sur des lamelles croustillantes (feuilles de filo ou de brick), glace façon "caffè macchiato" (qui en fait ressemble furieusement à l'Affogato al caffè dont je donne la recette sur mon blog de cuisine, avec la mousse de lait en plus, et sans doute un café tiède plutôt que chaud), tout était excellent. Y compris le vin, un Graves blanc, Château de Chantegrive 2010, moitié sémillon moitié sauvignon, qui est un régal de délicatesse, fruité et minéral, se mariant aussi bien avec la St Jacques qu'avec l'agneau. Bref, je vous recommande une nouvelle fois cet endroit, où nous avons pris les photos, dans la cour où l'on peut manger l'été sous un vélum. On y mange toujours bien, les plat sont superbement présentés, et on est chouchoutés par les propriétaires.

Dommage, il ne faisait pas beau, et nos photos sont un peu tristes. Mais nous sommes Dino et moi un peu sur les chapeaux de roue en ce moment, et je ne sais pas quand nous aurions eu l'occasion d'une nouvelle sortie pour immortaliser mes "FO"...

Rendez vous au prochain billet pour que je vous montre ce que j'avais tricoté à ma Maman pour son anniversaire.

10.3.13

La saison des cardigans (2)

Quand je m'y mets, je ne fais jamais les choses à moitié. Voici donc le second cardigan tombé de mes aiguilles il y a déjà 10 jours, et dont pour le coup je suis entièrement satisfaite, que ce soit sur le plan esthétique ou du fil.

Je suis partie d'un modèle de Kim Hargreaves qui me plaisait depuis longtemps, [Ginny], issu du livre "Amber". Si j'adore toujours la ligne des modèles de Kim, qui ont toujours beaucoup de chic, je n'achète ses livres que pour les photos, d'ailleurs toujours splendides, et les schémas des modèles. D'abord parce que ses modèles sont la plupart du temps réalisés en éléments séparés et cousus... et je suis nulle en couture de tricots. Ensuite parce que je déteste ses explications, du rang par rang qui rend très difficile de saisir la construction de chaque pièce et donc de faire les adaptations nécessaires si l'on n'a pas exactement l'échantillon, ou la morphologie du mannequin... ce qui est très souvent mon cas (à mon grand regret d'ailleurs, mais ceci est une autre histoire :-).

Pour Ginny donc, que je lorgnais depuis longtemps, je voulais non seulement tricoter la bête en une seule pièce, mais aussi faire quelques modifications : allonger le cardigan, et faire des manches classiques et non des manches ballons. Je voulais également utiliser ma Super Tweed de Fonty, qui n'a pas du tout le même échantillon que la Felted Tweed de Rowan.

Cardi rouge Fonty Super tweed

J'ai donc fait mon petit bricolage personnel, en commençant bien sûr par un grand échantillon rassemblant tous les points que je comptais utiliser, afin d'éviter toute mauvaise surprise une fois la chose tricotée.

Pour éviter de réinventer l'eau tiède, et en attendant de tester d'autres méthodes pour faire des manches montées d'une seule pièce, j'ai réutilisé la méthode du cardigan Bellevue de Laura Chau, qui tombait nickel sur moi.

Cardi rouge Fonty Super tweed

Et j'ai assemblé mon puzzle, en commençant par le bas, jusqu'aux emmanchures, puis les deux manches, raccordées au reste de l'ouvrage pour finir l'empiècement d'une seule pièce, avec fermeture des épaules à trois aiguilles, et enfin relevage des mailles sur toute la lisière pour faire ma bordure d'encolure au point de riz.

Cardi rouge Fonty Super tweed

Je suis tout à fait satisfaite du résultat final, qui est tombé comme je le voulais du premier coup : je n'ai détricoté que ma tête de manche, où le motif de godrons perturbait un peu l'ordonnancement des diminutions. Et j'ai donc réalisé le tout en un temps record, une dizaine de jours. Le résultat est élégant, léger et bien chaud, grâce au fil.

Cardi rouge Fonty Super tweed

Modèle : bidouillage perso à partir du modèle [Ginny] de Kim Hargreaves
Fil : Super Tweed de Fonty - 95% mérinos, 5% mohair - 110 m / 50 g - 8 pelotes, soit 400 g / 880 m de fil
Aiguilles : circulaires HiyaHiya - pointes 5 mm et 4,5mm pour la bordure.

La Super Tweed m'avait tapé dans l’œil dès que j'avais reçu la carte échantillon, et tout particulièrement le rouge, profond et lumineux, et je m'en étais donc commandé un cône pour me faire un cardigan.

Le mélange mérinos et mohair est à la fois doux et très gonflant. Le mohair ne se voit pas dans l'apparence du fil, sec et sans poil, mais se retrouve dans la chaleur au porter, et dans la légèreté. J'ai été très surprise de n'utiliser que 400 g de fil pour mon cardigan, pourtant assez long. Cela en fait donc un fil très économique pour une matière 100% naturelle (il est vendu 4,30 € les 50 grammes chez Laine & Tricot ou chez Purple Laines, ce qui fait donc 34,40 € pour mon cardigan, ce qui à mon avis défie toute concurrence). Et d'après Purple Laines, le fil a le même échantillon que la Shelter de Brooklyn Tweed... ce qui ouvre des perspectives intéressantes aux amoureuses d'un autre designer de talent qui répugnent cependant à faire traverser l'Atlantique à leurs fils à tricoter.

Pour l'instant, le fil semble se comporter très bien, sans se froisser ni boulocher au porter. Il a subi, comme tous mes ouvrages, le passage en machine (à froid) avant blocage. On verra ce qu'il donne dans le temps, mais les premiers éléments sont tout à fait positifs, et je vous recommande donc ce chouette fil de fabrication française. Je pense que je testerai d'autres coloris... mais que vous verrez encore du rouge dans quelques temps, car il m'en reste 600 g.

J'ai un troisième cardigan sur mes aiguilles, que je pensais terminer ce week-end... mais je me suis aperçue jeudi dernier que l'anniversaire de ma Maman tombait jeudi prochain, et qu'il était donc temps que je m'y mette si je voulais offrir du "fait main"...

6.3.13

La saison des cardigans

Après avoir rempli la hotte du Père Noël, j'ai décidé de vider un peu mes cartons de laine, et en particulier celles qui sont prévues, parfois de longue date, pour me faire des cardigans bien chauds.

Celui-ci est inspiré de Spindrift... que j'ai entièrement remis "à ma sauce", car, étrangement, alors que j'avais le bon échantillon, suivre le patron donnait des résultats pour le moins étranges, et j'ai du beaucoup détricoter...

_MG_6839_

Modèle : improvisation selon les principes de construction de [Spindrift]
Fil : Steppe, de Bouton d'Or - 58% laine, 23% poil de chameau, 19% lin - 53m/50g - 16 pelotes coloris "Ash"
Aiguilles : circulaires KnitPro - pointes 5,5 et 6 mm.

Il est très douillet, à la fois doux et chaud, grâce au fil et au grand col qui se roule bien dans le cou. Mais il a deux gros défauts. D'une part, je ne suis pas 100% satisfaite du tomber final, quand on le laisse ouvert, les devants pendouillent, et j'ai un peu raté la forme des côtés, la torsade ne joue pas bien son rôle de resserrement à la taille, j'aurais du faire malgré tout quelques augmentations et diminutions. Et le fil est une "mèche", ce qui signifie que 15 jours à peine après l'avoir terminé, et l'avoir certes porté quasiment un jour sur deux depuis qu'il est fini, il est déjà bouloché sous les bras.

En revanche, je suis tout à fait satisfaite du remontage de mailles le long des bordures pour faire le col, et j'ai eu la confirmation définitive de ce qui péchait dans mon cardigan Bellevue : pour relever des mailles le long d'une lisière en jersey, il faut tricoter toutes les mailles, et non glisser la première ou la dernière comme j'avais appris à le faire lorsque j'ai appris à tricoter. Lorsqu'on tricote toutes les mailles, on peut relever très proprement 2 mailles pour 3 rangs, et ça tombe vraiment nickel.

Et il a une longueur parfaite pour travailler assise : c'est donc mon chouchou pour travailler chez moi, je ne me gèle plus devant mon ordinateur.

Un demi succès esthétique donc, mais très agréable à porter.

Je vous en montre bientôt un autre, dont je suis nettement plus satisfaite au niveau du rendu final :-)