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19.10.14

Couffin et pochette feutrés au crochet : une nouvelle fiche

D'abord, pardon pour mon absence. Mais entre une rentrée professionnelle plus qu'intense et une opération de la cataracte en cours (un seul œil opéré pour le moment, le suivant dans quelques semaines, donc ma vue est très déséquilibrée), j'ai un peu de mal à publier ici. Mais dans quelques temps, j'aurai des yeux neufs, et cela sera beaucoup plus facile. Je publierai notamment la fin du reportage "Blue day" chez Renaissance Dyeing.

En attendant, Annette, qui ne chôme pas, a mis en ligne une de mes nouvelles fiches, et il faut bien que je vous en dise deux mots.

Vous le savez, je suis une folle de sacs. J'ai aussi beaucoup d'attirance pour le feutrage, qui permet de réaliser avec un simple fil (et certes un peu de travail) des objets en trois dimensions avec une certaine tenue. Ces deux goûts vont ma foi assez bien ensemble, et il était évident que je vous proposerais un jour ou l'autre des sacs feutrés. En voici donc une première paire, un couffin et sa pochette assortie.

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Je les ai travaillés avec une pure laine italienne offerte par ma belle famille, dans une couleur pour ainsi dire dédiée à la réalisation de paniers à l'allure naturelle. Une fois terminés, ils sont passés à la machine à laver, dans l'eau chaude, afin de les feutrer, pour leur donner une tenue suffisante pour se dispenser de les doubler.

Le grand panier, de style couffin Nord-Africain, est travaillé en fil double avec un gros crochet. Il possède un double fond pour être bien costaud, des anses confortables, et ne vous griffera ni les collants, ni les jambes.

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Sa pochette assortie, à laquelle on peut clipser ou crocheter une bandoulière pour avoir les mains libres, contiendra facilement l'argent des courses, vos clefs, une paire de lunettes de soleil... bref, le petit bazar indispensable quand on sort.
Le corps de la pochette est crocheté à plat, assemblé au crochet, et un petit tutoriel en photo vous explique comment remonter vos mailles pour crocheter le rabat directement : pas de couture donc pour ces ouvrages, comme dans presque toutes mes fiches (chacune ses phobies, n'est-ce pas ?)

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Vous serez ainsi équipée pour aller au marché, ou pourquoi pas, à la plage, selon la saison et vos envies.

Si vous ne voulez pas vous lancer dans le feutrage, vous pourrez facilement les adapter dans un fil sec avec une bonne tenue, type lin, coton ou bambou. Il sera cependant certainement nécessaire de les doubler pour éviter les déformations.

Outre la traduction des fiches qu'elle vous présente en français, en anglais et en suédois, Annette a fait un échantillon avec la laine à feutrer qu'elle propose dans sa boutique, et que vous pouvez substituer à mon fil italien.
D'ailleurs, la construction somme toute très simple de ces deux sacs vous permet de les adapter à presque n'importe quel fil.

J'espère que ces accessoires vous amuseront, et vous donneront envie de tester le feutrage ! Montrez-nous vite vos réalisations !

Retrouver le modèle dans Ravelry :

8.9.14

Mon sac qui sentait le mouton - Episode #3

Je vous avais promis une suite à l'histoire de mon sac au crochet, et la voici !

Après le crochetage, le lavage, et le feutrage, il est allé faire un tour dans la teinture. Et pas n'importe laquelle : l'indigo d'Andie, de Renaissance Dyeing, qui a invité quelques privilégiées à un "Blue day" samedi dernier, dont je vous parlerai plus en détail prochainement : quand on prend 400 photos dans une journée comme l'a fait Dino à cette occasion, il faut du temps pour les développer, les trier et enfin les mettre en ligne.

Il a plongé 3 fois dans la cuve, car, vous le verrez, la nature a fait un peu de résistance, et il a fallu lui forcer la main pour obtenir ce beau bleu profond, qui fait déjà "vintage" à peine sec.

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La couleur est irrégulière. La teinte du fil brut l'était déjà... et je n'ai peut-être pas assez frotté mon sac dans l'eau claire à la sortie des bains de teinture. Mais il me plaît comme ça : le "c'est moi qui l'ai fait" n'en est que plus crédible :-)

Il n'a pas vraiment feutré plus (mais je ne l'ai toujours pas mesuré, c'est décidément un sac très improvisé), par contre la fibre a repris de la tenue, mais est aussi redevenue plus rêche, comme dans les écheveaux d'origine. Je ne sais pas si je vais le repasser en machine pour tenter de lui redonner de la douceur, et éventuellement le feutrer un peu plus...

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Il a déjà son anse, et il restera enfin à le doubler, avec une toile rayée bleue, dont j'avais fait une housse de canapé, mais dont le soleil a brûlé la couleur par endroit, et qui est désormais destinée à fabriquer des sacs. La couleur des rayures est assortie au sac, et je choisirai sans doute un endroit du tissu où l'on peut lire la morsure du soleil, ce sera tout à fait cohérent avec les irrégularités de la couleur extérieure.

Pour voir ces dernières étapes, il vous faudra une infinie patience : sortir la machine à coudre est une réelle aventure dans mon petit bureau encombré de laines et de livres, et les semaines qui viennent sont tellement chargées sur le plan professionnel que je risque même d'être muette sur ce blog pendant quelques temps.

Mais il y a de bonnes chances pour que je le termine : j'aime bien sa forme et sa couleur, la combinaison bandoulière / poignées qui permet de le porter à l'épaule ou à la main, et la taille, format "petit fourre tout", qui m'obligera à faire un peu de tri dans ce que je trimballe dans mon "24 heures"... mais mon dos m'en sera sûrement reconnaissant !

25.8.14

Mon sac qui sent(ait) le mouton - Episode #2

L'objet a donc passé quelques heures (5 ou 6 par bain) dans deux bains successifs d'eau froide additionnée d'une bonne dose de Mir (le mini-Mir basique qui me sert de détergeant vaisselle, et qui peut s'utiliser pour la lessive à la main).

Vu la couleur de l'eau dans la bassine après chaque bain, ce n'était pas du luxe (je vous ai épargné les photos "beurk") ! Et l'odeur de mouton s'est déjà assez largement atténuée, pour peu qu'on puisse bien en juger sur un article mouillé (entre chien mouillé et mouton mouillé, la différence est parfois subtile... si on peut dire !!).

Ni une ni deux, il a filé dans la machine à laver, avec cette fois de la lessive liquide au savon de Marseille qui sert à tous mes lavages de linge courants (sauf la laine et le noir), cycle synthétique, température 40°, 6 balles de lavage + une balle anti-calcaire, rinçage plus (mon rinçage / essorage manuel des premiers bains n'avait pas retiré tout le détergeant).

A la sortie, sur l'odeur, c'est la victoire complète : il sent le linge propre :-).

Il a assez peu feutré, et plus en largeur qu'en hauteur... mais, pfff, le boulet ! j'ai oublié de le mesurer précisément avant de le mettre à l'eau !! La fibre est beaucoup plus douce, légèrement poilue, la couleur un peu plus claire, mais pas totalement uniforme (le défaut existait déjà avant le lavage).

Un de mes gros livres de cuisine étant pile du bon format, je l'ai enveloppé dans un sac plastique, et glissé dans le sac en laine. Maintenant, ça sèche tranquillement...

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Sa transformation n'est pas encore terminée : si les résultats sont probants au fil des traitements, il a encore deux étapes à franchir avant de, peut-être, sortir à mon bras (ce n'est pas qui veut qui peut s'en prévaloir, je suis quand même un poil sélective !!). A suivre donc... mais sans impatience : la prochaine étape ne pourra pas avoir lieu avant le we prochain.

24.8.14

Mon sac qui sent le mouton - Episode #1

L'an dernier, au Lot et la Laine, j'avais acheté deux écheveaux de laine brute de La Caussenarde :

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La bonne vieille laine artisanale période "je quitte la civilisation pour m'installer dans le Larzac", qui gratte et qui sent le mouton.

J'avais prévu de la tester pour faire des sacs feutrés... et je m'y suis employée cette fin d'été. Non sans peine : elle est tellement rêche que je suis obligée de me mettre un sparadrap sur l'index si je ne veux pas qu'elle m'écorche le doigt qui guide le fil ! Comme d'habitude, j'ai beaucoup défait et refait : proportions à revoir, mauvaise évaluation de ce que je pouvais faire avec la quantité de fil dont je disposais, etc.

J'ai fini par m'arrêter sur ce résultat, qui me semble cohérent avec le fil. Son point fort : avec 2 écheveaux (200 g de fil), j'ai crocheté un sac assez léger, mais qui a déjà de la tenue avant le feutrage et la doublure.

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Mais le fumet qui s'en dégage dénonce désagréablement son origine, et depuis deux jours je fouille les entrailles du net pour identifier toutes les techniques des fileuses pour laver les toisons, et voir ce que je pourrais transposer sur un ouvrage déjà crocheté. Pour commencer, je pense qu'il va aller prendre un bain prolongé dans l'eau froide additionné de produit vaisselle, dont je me souviens avoir entendu dire que c'était plus efficace que la lessive pour dégraisser le suint... et donc j'espère aussi retirer l'odeur par trop persistante.

Affaire à suivre, je vous donnerai de ses nouvelles...

13.3.12

Le sac dont vous n'aurez jamais la fiche...

J'avais pourtant bien préparé mon coup...

Inspiration Joseph Albers pour le motif de lignes noires, soigneusement calculées sur une petite grille Excel après un repérage au centimètre des proportions sur un tirage de la reproduction de ce beau tableau...

... choix d'un rouge bien pétard comme je les aime (cet hiver, mon trio de couleurs, c'était rouge, gris noir, vous n'avez pas fini d'en voir :-)... avec des photos impossible à prendre au numérique, le rouge bouge tout le temps, mais j'avais préparé d'abord la photo du premier morceau de sac avant montage pour faire la fiche technique :

A plat

Puis le sac monté avant feutrage, énorme même si on ne s'en rend pas compte sur la photo, mais calculé à partir de mes échantillons de feutrage précédents, et ceux d'Annette avec le même fil : pas le même jour, pas la même lumière, pas le même rouge, mais bon, pour des photos techniques, ça pouvait passer (et j'aurais peut-être tenté une petite retouche 'toshop pour rééquilibrer les couleurs, là, vous avez le brut de shoot).

Monté avant feutrage

En sortie de machine, après un passage à 40°, ça ne donnait rien, mais rien de rien, que le même machin informe d'avant feutrage. Têtue, je l'ai remis deux fois, et je suis allée jusqu'à 90°, je n'avais jamais osé faire ça sur de la laine (mais j'ai des soupçons quant à la capacité de ma machine, qui se fait vieille, à monter vraiment l'eau en température). Même pas fait de photos, tellement j'étais déçue...

Dans ces cas là, je laisse le "truc" dans un coin de mon salon, pas trop en vue parce que ça me donne la rage, mais pas trop loin non plus, pour me laisser le temps de cogiter ce que je pourrais en faire. Tout y est passé : découpage en maniques, en chaussons, poubelle direct... mais quand même, je voulais mon sac, et il y avait quand même pas loin de 800 g de fil dans le "machin", donc ça me faisait quand même mal de le jeter... même si créer, c'est parfois rater aussi, et donc gaspiller...

Le week-end suivant, ma colère était tombée, et je me suis dit que je pouvais tenter de retailler dans le morceau. Armée d'une craie de tailleur, je lui ai refait les formes sur le côté, avec une ligne en poire légèrement évasée sur le bas, j'ai coupé dans le vif, et j'ai pris une grosse aiguille à laine pour refaire les coutures de côté, remonter l'anse, cousue avec deux perles de bois noires, et enfin la grosse perle rouge, issue d'un très vieux collier que j'avais démonté il y a déjà un moment, et que j'ai sauvée des convoitises de ma nièce, car je savais déjà que je voulais en faire le fermoir de ce sac. Et je l'ai remis une dernière fois en machine. J'ai eu des bouloches rouges partout, malgré la vieille serviette de toilette mise en machine avec l'objet pour capter la bourre qui se produit toujours quand on feutre, mais au final, je ne regrette pas d'avoir laissé mûrir ma décision. Vous n'aurez jamais de fiche, car il est impossible de recalculer précisément le nombre de points nécessaire (j'ai fait mes courbes de côté quasiment à main levée, et d'ailleurs mon sac n'est pas tout à fait symétrique) et je ne vous infligerai pas 4 passages en machine pour obtenir un sac. Mais celui là aura sa doublure : la consécration du sac, que je teste d'abord sans, pour voir comment il se comporte à l'épaule - celui là est très agréable à porter, l'anse crochetée en rond avec un crochet N° 8 et 4 fois feutrée est très moelleuse - posé par terre avec son barda dedans - il tient très bien et ne se renverse pas, même sans les poches intérieures, le bazar reste en place. J'ai déjà mon tissu, un reste de taffetas à carreaux rouges et noirs qui sera parfait pour le rendre bien cosy. Me reste à tirer ma flemme pour dépiler toutes les boites de laine et sortir la machine à coudre qui dort dessous : ce sera pour quand ma péri-arthrite aura définitivement cessé de me faire mal, encore 3-4 séances de kiné à mon avis !

Mais bon, sur mon manteau gris, il a de la gueule, non ? Il la mérite bien, sa doublure :-)

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Demain ou après-demain, je vous parle du snood rouge qu'on aperçoit dans mon col...

21.10.10

Salon Tendances Créatives à Toulouse : pour le plaisir des yeux

Bon, sorry pour le délai de publication, mais Dino a mis un moment à trier ses prises de vues.

Pour la première fois cette année, je suis allée visiter le salon "Tendances créatives". En fin d'après-midi, j'ai rencontré Odile, avec qui nous échangeons régulièrement par mail et blogs interposés depuis... hum, un certain temps : le blog d'Odile est l'un des premiers que j'ai glissé dans mes favoris quand j'ai commencé à explorer les ressources du net et des blogs autour du crochet et du tricot. Toutes les crocheteuses connaissent l'adresse : c'est une référence : elle fouille les entrailles du net pour vous faire partager ses découvertes, bien rangées par catégories. Un petit moment bien sympa, bien que trop bref, où elle m'a guidée vers les stands qu'elle a préférés, en particulier celui de Laurence Couraud. J'ai pu découvrir la nouvelle passion d'Odile, qu'elle nous a très partiellement dévoilée récemment sur son blog : le crochet avec du fil de métal. Pas simple à travailler au début, mais j'ai vu son premier bijou autour de son cou, et franchement, ça fait bien envie.

Comme elle devait rentrer sur Pau, j'ai poursuivi ma visite seule, bientôt rejointe par Dino, avec son appareil photo ;-).

Laurence Couraud. exposait entre autres un ravissant fauteuil rouge avec son repose pied, recouverts de fleurs crochetées et feutrées, et une splendide tenture assortie, sur laquelle j'ai totalement flashé. Je veux la même, ou enfin la mienne, sûrement rouge aussi, ou peut-être bleue, je ne sais pas encore... mais un jour, je me ferai une tenture, c'est sûr. Je sais que je suis cap', il faut juste que je ne sois pas pressée...

Laurence Couraud - _MG_2752

Vu de près, on peut voir qu'au milieu des fleurs de laine il y a aussi des fleurs de tissu, pour rompre la monotonie, et accrocher le regard. Hum, oui, bonne idée !

Laurence Couraud - _MG_2760

Dans ce petit tapis rond, on peut voir que la créatrice ne manque pas d'idées pour rompre la monotonie de la laine bouillie : ici, il y a notamment des petits morceaux de tapisserie, et un mélange de couleur audacieux.

Laurence Couraud - _MG_2770

D'ailleurs, elle scramble avec tout...

Laurence Couraud - _MG_2777

Sur le côté, comme une guirlande, une idée bien sympathique que j'ai bien envie de tester : des fleurs feutrées avec un œillet métallique au centre, qui permet d'en faire des broches en les enfilant sur une épingle à kilt. On peut en mettre une seule, ou plusieurs ensemble.

J'ai acheté son livre, Laine bouillie : tout à fait dans mes centres d'intérêt du moment ;-) avec plein de très jolies idées à réaliser.

En plus d'être talentueuse, la créatrice est sympathique et partageuse : elle m'a indiqué 2 adresses parisiennes où trouver de la laine qui feutre, à un tarif intéressant. Vous les voulez ?
  • Huguet 36 rue Réaumur,75003 Paris, 01 42 72 25 89
    lun-ven: 11h30-18h30, sam: 14-17h
    Métro Arts et Métiers
    (téléphoner avant pour vérifier que c'est ouvert, il paraît que c'est parfois folklo sur ce plan)
  • Boisson
    181 rue St Denis, 75002 Paris, 01 45 08 02 61
    lun-ven: 8H15-12h 13h-17H15
    Métro Réaumur Sébastopol
    Des pures laines en écheveaux et en cônes, avec une belle gamme de coloris, et différentes épaisseurs de fil. La St Sauveur est assez fine pour faire des matières feutrées pas trop épaisses. Miclasouris vous montre ses trouvailles chez ce marchand, qui semble-t-il est un filateur.
Autre régal pour les yeux, les tapisseries d'Emöke, qui travaille selon les techniques ancestrales de la tapisserie d'Aubusson  sur métier de haute lisse, pour créer de splendides tapisseries contemporaines dont les couleurs sont un régal pour les yeux. En mars prochain, on pourra faire un stage avec elle chez Brigitte-Daniel Allégro, à proximité de Toulouse. Hum, tentant.

Emöke - _MG_2806

Enfin dernière merveille, la dentelle au fuseau, qu'on peut aussi apprendre à Toulouse, avec les Dentellières du Sud Ouest. Encore un art du fil qui me tenterait bien si j'avais plus de temps libre : outre les galons et bordures traditionnels, toujours beaux,  elles proposent des créations contemporaines avec des fils de couleur, pour faire des bijoux ou des œuvres visuelles qui dépoussièrent l'idée que l'ont peut se faire de la dentelle. C'est assez réjouissant de voir que ces savoir-faire ne se perdent pas.

12.10.10

Alpaga et mohair : oui, ça feutre !!

Bon, je vous préviens, je suis une grosse nulle : j'étais tellement impatiente de voir les résultats du traitement en machine que j'ai oublié de photographier mes objets avant feutrage ! Je me suis entraînée sur une pochette pour mon nouveau mobile : j'ai "crashé" le mien avant de partir à Lyon, et le nouveau modèle que j'ai choisi est un peu plus petit que mon mobile précédent, donc il y avait un vrai besoin. Et comme c'est petit, c'est bien pour échantillonner "utile".

Voici donc seulement le résultat de 3 petites pochettes au crochet, respectivement en Alpaga Plassard et en Phildar Aurore, un mohair qui pique le cou quand on le met en châles, et dont j'ai encore quelques pelotes. Pour la peine, je vais donc les feutrer !

mobile cosy feutré

Les deux pochettes sont crochetées avec un crochet 4 mm (donc assez nettement plus lâche que pour un travail normal, que j'aurais fait en 3 mm), en brides + brides relief pour celles en alpaga. Tout est travaillé d'une seule pièce, y compris la petite pampille qui sert de perle et la bride de fermeture, en chainette double.

Comme on le voit, la pochette du centre est trop petite : j'avais tablé sur un retrait de 25% au feutrage, mais j'avais utilisé la méthode forte : cycle long, 40°, et 2 jeans dans la machine avec la pauvre pochette, qui s'est donc faite toute petite. Le retrait réel a été de 27% en largeur, et 30 % en hauteur.
Nous avons essayé, Dino et moi, de l'étirer pendant qu'elle était encore mouillée, mais rien à faire : l'alpaga, quand c'est feutré, ça l'est bien, les fibres sont parfaitement enchevêtrées, et la matière obtenue est d'ailleurs bien ferme. Les points sont quasiment absorbés, mais on aperçoit quand même les brides relief qui tracent 2 lignes verticales sur chaque face, et structurent aussi très bien le pli des côtés.

Pour le second essai, à gauche, j'ai légèrement augmenté le nombre de mailles, et surtout de rangs, et allégé le traitement : cycle court, 30°, dans une pochette en tissu pour éviter de laisser trop de fibres dans la pompe de ma machine à laver, et avec un gabarit en plastique (découpé dans un flacon de shampoing) glissé à l'intérieur, pour éviter que les deux faces de la pochettes ne se collent l'une contre l'autre, ce qui avait été le cas du premier test. Et je lui ai fait une sœur en mohair Aurore, travaillé en double fil et en simples brides, soumise au même traitement.

Il a fallu les remettre à 40° pour un second cycle, et sans pochette autour : elles n'avaient presque pas rétréci, et je n'ai pas retrouvé de fibres dans la pochette de coton.
Suffisant pour l'alpaga, mais toujours pas pour le mohair, à qui j'ai donc fait subir pour finir la manière forte : 40°, avec mes serviettes de toilette de la semaine. Et là, c'était bon.

Globalement, le retrait est de l'ordre de 30%, un peu plus en hauteur qu'en largeur, pour un travail en brides.

J'ai donc mes petites pochettes, trop mignonnes et bien protectrices, et quelques bases pour me lancer dans des projets plus conséquents, genre des chaussons en mohair feutrés (mes "Ligne Jaune", qui n'étaient pas feutrés, ont rendu l'âme l'hiver dernier, troués, donc il me faut d'autres chaussons).
Des amateurs pour une fiche de chaussons feutrés ?

Histoire de ne pas marcher sur les plates-bandes d'Olivia, qui feutre très joliment le tricot, je vais me concentrer sur le crochet feutré, pour lequel il y a assez peu de modèles disponibles, même en anglais. J'ai déjà des idées ;-)

8.10.10

Le feutrage : ma nouvelle obsession !

Voilà ce que c'est de passer 4 jours en compagnie de merveilles feutrées (Olivia feutre des sacs splendides, mais aussi des broches fleurs et certainement d'autres choses encore ;-), on a envie de s'y mettre !

La brochure offerte par Knitting Daily "Felt Projects: 6 FREE Felted Knitting Projects" dans sa newsletter du jour tombe à pic (pour celles qui lisent l'anglais, je préviens avant que vous cliquiez).

J'ai déjà commencé les crash-tests, je vous montre ça sans doute ce week-end. Là, tout de suite, il faut que je me plonge dans cette brochure, ça ne peut plus attendre.

5.2.09

Mes premiers essais de feutrage

Merci à toutes celles qui m'ont proposé des fils qui feutrent et des conseils. Je n'ai pas encore tout testé, et je pense qu'il faut faire plusieurs essais avant d'arriver exactement à ce que l'on veut...
Voici ma première expérience.

Le fil : Katia Nordic 100% laine - lavage à la main et pas de sèche linge - Écheveaux de 100 g pour 50m - aiguilles conseillées : 9/10 mm, j'ai tricoté avec du 10. J'ai utilisé 3 écheveaux.
C'est une grosse mèche qui ressemble à la laine Eskimo de Drops Design.

Nordic Chamois

Le modèle : un joyeux mélange entre "Cuffed slippers" et "Marlena". Voici ce que ça donne à plat.

Chaussons feutrés 1

Les chaussons montés avant feutrage, avec mes chaussons mohairs noirs de l'année dernière pour donner la taille de référence de mes pieds...

Chaussons feutrés 2

Les mêmes après feutrage.

Chaussons feutrés 3

Le résultat n'est pas réellement top. Voici les enseignements que j'en tire :
  • Le fil feutre bien, avec un taux de retrait d'environ 25% si on lave à 40°, et de 30% lavé à 60°. Je l'ai feutré en deux fois, chaque fois en machine avec des serviettes de toilette. Le résultat est vraiment très épais (presque 1 cm d'épaisseur), mais pas très doux ni très joli : les points ne sont pas entièrement "absorbés". Par contre, c'est super chaud, et on a la sensation d'avoir des "vrais" chaussons au pied, pas des "super chaussettes épaisses", et ils conservent leur forme même sans rien dedans (mais j'ai des progrès à faire sur la mise en forme en sortie de machine).
  • Mon mélange de couleur était une mauvaise idée. On a l'impression que la laine noire a déteint sur la beige. En réalité non, mais comme la laine est une mèche, elle a en quelque sorte "bavé" des petits fils lors du passage en machine, et du coup les rayures ne sont pas nettes.
  • Mon modèle est vraiment à revoir, et en particulier la pointe : j'ai fait le même rythme de diminution que sur un modèle en mousse alors que j'ai tricoté du jersey, et du coup, c'est pointu, avec une espèce de renflement disgracieux à la pointe : il faut diminuer plus vite à la fin. Par ailleurs, la couture intérieure sur le dessus du pied gêne un peu, même si le pied s'y habitue vite (mais dans mes chaussons d'elfe au crochet, il n'y a aucune couture, donc mes pieds sont mal habitués ;-).
J'ai envie d'essayer avec un fil un peu plus fin, donc je vais puiser dans vos conseils Mesdames...

Pour celles que le modèle intéresse, voici ce que j'ai fait, pour aboutir à une taille 38 après feutrage à 60° :
  • Echantillon : 10 cm = 10 m x 14 rgs en jersey, aiguilles 10 mm
  • Monter 24 mailles, et tricoter un rang
  • Rang 2 : 10 m, 1 augmentation, 2 m, 1 augmentation, 10 m
  • Rang 3 : 11 m, 1 augmentation, 2 m, 1 augmentation, 11 m
  • Rang 4 : 12 m, 1 augmentation, 2 m, 1 augmentation, 12 m
  • Continuer droit. A 46 rang de hauteur totale, diminuer pour la pointe :
  • 2 m, 2 mailles ensemble jusqu'à ce qu'il reste 2 m sur l'aiguille, 2 m.
  • Tricoter 3 rangs sans diminution.
  • Tricoter 2 mailles ensemble jusqu'à la fin du rang, reste 1 m.
  • Tricoter 3 rangs sans diminution --> je pense qu'il n'aurait pas fallu tricoter ces trois rangs, et commencer la pointe après 50 rangs de hauteur totale.
  • 1 m, tricoter 2 mailles ensemble jusqu'à la fin du rang.
  • Reste 5 mailles, que j'ai tricotées à l'endroit, avant de passer mon fil dedans pour les serrer toutes ensemble. J'aurais du ne pas tricoter ce dernier rang, et passer mon fil directement après le dernier rang de diminution, pour obtenir un bout plus rond.
  • Montage : plier le chausson en deux, et fermer le talon et le dessus de pied par des coutures solides, en laissant une ouverture de 24 cm pour passer le pied dans le chausson.
  • Autour de cette ouverture, crocheter 1 rang de mailles serrées en piquant 1 maille par chaînette de lisière, puis un rang de point d'écrevisse. Rentrer les fils.
  • Passer à la machine cycle couleur à 60°, avec des jeans ou des serviettes de toilette (le frottement entre les tissus favorise le feutrage... et moi j'en ai profité pour faire ma vraie lessive en même temps, histoire de ne gaspiller ni le temps ni l'eau ;-).
  • Mettre en forme et laisser sécher à l'air libre.