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31.12.21

Coutures de vacances

Pendant ces vacances de fin d'année, j'avais prévu de faire de la couture. Pas forcément des choses extraordinaires. Il fallait vider la corbeille des petits raccommodages qu'on n'a pas forcément le temps de faire en temps ordinaire. Ou encore rehousser la planche à repasser dont la housse d'origine était presque entièrement fendue sur l'un des côtés.

J'ai aussi fait des pochettes à livre et des marque-pages aimantés que vous avez peut-être vus sur Insta : après en avoir fait pour moi (les deux dernières), j'ai fait celle aux accents verts pour offrir un livre à ma nièce ... et ça a plu à ma mère : qu'à cela ne tienne, j'ai ressorti mes sacs de chutes (qui décidément trouvent bien des usages). Bon, les coutures de mes marque-pages ne sont pas toujours droites : se battre avec l'aimant qui veut vraiment rester collé à la plaque de la machine à coudre sur de si petites pièces relève parfois de la gageure. En tout cas, c'est très pratique notamment pour les livres qu'on emporte dans son sac pour lire dans les transports ou dans salle d'attente, on ne perd plus jamais sa page. Autre vertu : ça donne envie de lire à ma nièce, qui appelle ça "le pyjama" du livre, amusant :-)

Pochettes à livre


Pochettes à livre


Pochettes à livre


Pochettes à livre

J'avais aussi la vague intention de coudre un nouveau sac (une des manies dont je ne me lasse jamais), et j'ai fait de nouveaux repérages sur Pinterest, où je stocke toutes les idées qui me plaisent pour mes DIY (j'en ai pour plus que jusqu'à la fin de ma vie). 

Avant de me lancer, j'ai refait le point sur mes stocks de tissus, et suis retombée sur un lainage écossais donné par ma mère il y a déjà quelque temps. Il était destiné à une robe de chambre pour mon père, jamais réalisée, et quand je l'ai reçu, j'avais plutôt dans l'idée d'en faire une jupe. Mais quand Dino l'a vu, il m'a dit qu'il aimerait bien... une robe de chambre, d'autant que la rentrée va de nouveau nous remettre en télétravail. Le tissu a donc retrouvé sa destination initiale. Comme je n'avais pas récupéré le patron de Maman, après de longues cogitations sur le dessin d'une manche raglan (trop fac' au tricot... mais un peu moins sur du patronage pour la couture, d'autant que je n'ai aucun patron de base pour Dino), j'ai choisi la simplicité en copiant un peignoir kimono qui lui allait. 

Ne me parlez pas de raccords dans les carreaux : mon métrage était juste, et c'était donc impossible de le faire sur les manches. Et même sur les côtés, alors que j'ai coupé mon dos et mes devants en parfait alignement, ils ne sont pas impeccables. Mais bon, elle lui va, le tissu est très agréable et chaud en restant léger à porter... et il n'a pas prévu de la porter pour les jours de réunion en visio.

Robe de chambre

Je ne sais pas si le motif correspond au tartan d'un clan écossais, mais c'est un bon classique, avec un très joli fond gris. Il sera toujours mieux sur le dos de Dino que roulé dans un coin de mon bureau. Mais je m'aperçois qu'avec les années, je perds en précision, et qu'il sera de plus en plus difficile de m'améliorer en couture. D'autant que je n'ai pas de grande table, et que le découpage à genou sur le plancher me devient de plus en plus inconfortable.

J'en resterai donc aux pièces simples, qui sont du reste adaptées au temps que je peux consacrer à la couture. Je me suis notamment fait quelques tops sans manche cet été, que je vous montrerai peut-être un de ces jours, et j'en ai repéré d'autres qui me tentent bien pour l'année prochaine, que j'ai soigneusement collectés dans mon Pinterest.

A suivre...

5.10.20

Un week-end très "cuir"

 J'ai installé le pied teflon et une aiguille "spécial cuir" sur la MAC, pour continuer d'explorer ce que je peux faire avec mes chutes de cuir, au-delà des accents sur des trousses, et prochainement des sacs, ce que je continuerai sans aucun doute à faire : piquer du cuir sur du tissu fonctionne très bien, et ces petites touches donnent du peps à des réalisations par ailleurs assez basiques... mais que j'adore toujours faire ! Des trousses, des sacs, je pense que je ne m'en lasserai jamais, d'abord parce que j'aime les utiliser, mais aussi parce que ça fait toujours plaisir à celles à qui je les offre. Je crois que c'est une addiction assez partagée.

Ce week-end, j'avais envie de réalisations assez rapides, et d'explorations nouvelles. Mais j'ai commencé par des techniques que je maîtrisais déjà, avec des pompons. Un bicolore, et un "mini", parfait pour accrocher sur un curseur de fermeture éclair. A zut, j'aurais du tourner un peu le bicolore pour la photo... mais bon, vous verrez ainsi le "dessous des choses". J'en referai, mais avec un seul tour de la seconde couleur, ce sera plus léger. J'en mettrai partout sur les cadeaux de Noël que je ferai cette année. C'est amusant à faire, et le résultat est assez gratifiant.

Sans titre

Depuis un moment, je voulais accrocher mon mini flacon de gel hydroalcoolique sur mes anses de sac. En mixant plusieurs modèles trouvés via Pinterest, j'ai fait mon patron personnel, en minimisant coutures et découpes complexes pour avoir un résultat propre. En tant que débutante dans l'utilisation du cuir, je cherche la sobriété maximale, ce qui par ailleurs met aussi les belles matières en valeur. 

Sans titre

Le cuir rose utilisé ici est un peu épais, mais quand même souple, et extrêmement doux : parfait pour un objet qu'on va régulièrement toucher. Deux coutures droites, deux trous à l'emporte pièce pour y glisser un ruban avec un mousqueton, et le tour est joué. Fini de fouiller désespérément mes poches ou mon sac avant d'entrer dans un magasin.

Tant que j'avais ce cuir rose dans les mains, j'ai découpé deux ovales. Deux trous, deux anneaux, une dormeuse et hop, une boucle d'oreille amusante, volumineuse mais tellement légère qu'on ne la sent pas dans les oreilles. 

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Du coup, j'ai eu envie d'en faire de plus petites, facile à porter même pour aller au bureau, et je suis revenue à des couleurs plus hivernales. 

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J'y ai mis des crochets américains parce que c'est ce que j'avais en stock, mais à l'occasion, je rachèterai des dormeuses : le défaut des boucles très légères, c'est qu'on peut les embarquer avec son châle en le mettant ou en le retirant, et du coup les perdre facilement. Ce n'est pas pour le prix qu'elles coûtent à fabriquer, mais c'est rageant de partir le matin avec deux oreilles ornées, et de rentrer avec une seule. 

J'ai aussi fait une broche aimantée, en enfermant deux aimants ronds entre deux carrés de cuir. Elle ne me satisfait pas totalement, mais elle est super fonctionnelle, pour accrocher un châle, ou fermer un cardigan sans bouton, sans risquer de tirer des fils du précieux tricot (ou crochet) qu'on a mis tant de soirées à réaliser amoureusement. Mon problème, c'est de faire des piqûres nettes dans une petite pièce enfermant un aimant assez puissant, qui colle à la plaque de la machine à coudre et n'en fait qu'à sa tête. A suivre : vu la quantité de matériau utilisée, je n'aurai aucun remord à découdre celle-là pour en refaire une lorsque j'aurai trouvé la bonne idée pour contourner le problème. Peut-être un bon vieux point sellier à la main... mais pour le moment, je n'ai pas de griffe pour percer le cuir régulièrement, et j'attends de voir si ma passion pour le cuir dure avant de m'équiper de nouveaux outils. Je m'offrirai peut-être d'abord un stage chez un artisan pour voir si je mords vraiment à ce nouveau hobby, très tentant je dois dire. Mais tant que je travaille encore, il faut que j'évite de trop me disperser, sinon j'ai du mal à finir les en-cours... voire à me décider sur les nouveaux projets à entamer.

Finissons par le grand motif découpé... qui est en fait une boucle d'oreille ratée : je n'ai pas choisi le bon cuir pour faire la mise en forme prévue par le modèle (une variante du tuto de Brooklyntonia), je l'ai trouvée un peu trop grande... et je me suis vautrée dans la découpe de la seconde (j'aurais du imprimer un patron neuf, sainte flemme, quand tu nous tiens). Mais en collant les deux bords et en lui ajoutant une bélière, je me suis dit que ça pourrait faire un pendentif. L'expérience était de toute façon instructive. 

Après quoi j'ai décidé que j'avais acquis assez d'expérience pour commencer à découper dans les plus grandes pièces de mon stock de chutes, pour faire une petite bourse qui me faisait de l’œil. Le patron est offert par Tithouan, un artisan d'Eourres dans les Hautes-Alpes, qui pourrait bien être une destination de vacances et de stage un de ces jours (si quelqu'un est tenté, on peut faire un petit groupe). 

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J'ai utilisé une peau très souple, mise sur l'envers (l'endroit était taché), et j'ai ajouté une bande de cuir plus rigide, rainuré, car je voulais lui attacher un anneau pour pouvoir la suspendre, soit à mon gros mousqueton de sac, soit à un cordon de cou : elle contient mon mini lecteur MP3, celui qui accompagne souvent mes tâches ménagères avec un bon livre audio qui fait oublier combien étendre le linge ou repasser est une plaie.

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Là encore,il y a quelques progrès à faire, mais c'est quand même un projet sympathique, suffisamment simple pour que j'envisage d'en faire d'autres, par exemple pour emballer les bijoux que je suis susceptible d'offrir, à ma nièce par exemple, qui semble avoir bien apprécié les boucles d'oreille roses sur mon fil Instagram.

Comme je n'étais pas rassasiée, j'ai terminé par un étui à lunettes, simplissime à réaliser et qui répond exactement à ce dont j'avais besoin...

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Le cuir a un défaut de couleur, un moirage qui se voit sur la photo : c'est le jeu quand on achète des chutes. Mais il avait la bonne consistance, et il est lui aussi très doux au toucher. C'est un des plaisirs du cuir : comme pour les beaux fils, on manipule des matières très agréables à toucher, vivantes, souples, qui semblent faites pour le bonheur de nos mains.

Last but not least, j'ai eu envie de faire un vide-poche. Tous ces petits bijoux, il fallait bien les rassembler quelque part, n'est-ce pas ?

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Rien de plus simple à faire : un carré ou un rectangle, 8 trous dans les angles, et 4 rivets pour les fermer. Il sera facilement transportable, par exemple pour avoir une coupe à bijoux dans un gîte de vacances : je l'ai fermé avec des rivets "chicago", qu'on peut dévisser pour remettre l'objet à plat dans une valise.

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L'atelier cuir a été un agréable moment... qui n'a fait qu'aiguiser mon appétit pour les petits objets en cuir. Il y en aura donc d'autres prochainement...

4.7.20

Saison des sacs. Episode 3 : pochettes et tests avec du cuir

J'ai enfin pris le temps de terminer un mini-sac pochette, dont j'avais crocheté l'extérieur pendant le confinement (période où je n'étais capable que de faire des points de base au kilomètre, toute créativité semblant m'avoir quittée avec l'absence de liberté d'aller et venir). Celui-là est destiné à "sortir léger", avec le strict nécessaire pour aller faire 3 courses ou une petite marche.

petit sac noir

L'extérieur est en mailles serrées crochetées en rond  sur la base d'un disque, dans un fin coton mercerisé (crochet 2,5mm) acheté en Italie pendant de précédentes vacances.

intérieur petit sac noir

L'intérieur est doublé avec des chutes de wax (acheté chez African Avenue), dont j'ai utilisé les motifs pour former les attaches de l'anse et une petite étiquette sur le devant du sac (qui montre d'ailleurs que j'ai encore besoin de m'entraîner pour faire des coutures régulières sur des petites formes). 4 poches plaquées suffisent pour glisser le téléphone, des mouchoirs, les clefs, et un masque de rechange.




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La fermeture éclair et la bandoulière sont récupérées d'un petit sac en skaï de ma nièce qui avait fait son temps, et je lui ai accroché le second pompon en cuir que j'ai fait dans la foulée du sac pour ma belle-sœur (maintenant que j'ai compris comment on les fait, vous allez en voir partout, c'est ma nouvelle folie).

Je lui ai adjoint une mini trousse porte-monnaie, qui n'a rien d'extraordinaire dans son rendu (si ce n'est que j'adore les couleurs de ce wax, un haut de gamme de Jansen Holland, qui commercialise aussi les Vlisco), mais qui est doublée "anti-RFID" : avec le plafond à 50€ sur le paiement sans contact, au demeurant pratique, il vaut mieux éviter de se promener avec sa CB dans une simple poche sans protection, même quand on n'est pas trop parano. Pour protéger ma CB, je double donc mes porte-monnaie avec une feuille de papier métallisé, simplement découpée dans un emballage de tortellinis Barilla (recyclons tout !).

Me voilà donc parée pour aller chez mon marchand de légumes faire le ravitaillement en toute sécurité... avec un masque assorti à la doublure du sac ou au porte monnaie, puisque j'en ai fait plein en wax.

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Cette semaine, j'ai reçu mes chutes de cuir, commandées chez Decocuir. J'ai donc commencé à tester ce que je pouvais faire avec mes outils, à savoir une MAC pour usage domestique, équipée d'aiguilles "spécial cuir" et de deux pieds de biche adaptés, un Teflon et un à rouleaux, et une pince emporte-pièce pour perforer le cuir.

Disposer d'un échantillonnage de cuirs très variés, en souplesse, épaisseur et traitement, permet de bien voir ce qui sera possible ou pas. C'est très instructif et permet d'éviter les déconvenues : je sais déjà que je ne me lancerai pas dans la fabrication de grandes pièces en cuir. Même équipée, ma Singer renâcle à la couture "cuir contre cuir" et c'est difficile d'avoir des coutures droites.

Le petit porte-monnaie noir, déjà adopté par Dino, est un peu de guingois, car j'ai du m'y reprendre en plusieurs fois pour piquer mes coutures en haut et en bas : 4 épaisseurs de cuir + une fermeture éclair à l'endroit de l'anneau, ça ne lui plaisait pas beaucoup.

Quant au mini porte-monnaie blanc (à partir d'un patron offert par Nadja Petremand), dans un joli cuir verni, j'ai fini par insérer un gros-grain blanc pour pouvoir piquer les coutures latérales. Reconnaissons que j'ai voulu forcer le sort : le tuto d'origine prévoit des coutures à la main après perforation à l'emporte-pièce. Mais je sais au moins à quoi m'en tenir sur la couture du cuir verni.

En revanche, cuir sur tissu, ça marche assez bien... si ce n'est que j'ai intérêt à mieux dompter la pédale de ma MAC, comme on le voit sur la petite étiquette rose de la mini trousse en jean. La Heavy Duty a selon moi un défaut : la difficulté à piquer lentement. Son moteur, assez puissant pour gérer correctement l'entraînement quand on pique plusieurs épaisseurs de tissus consistants, file comme une flèche dès qu'on appuie sur la pédale. Il faudrait un variateur de vitesse pour s'adapter plus facilement selon les différents travaux. Mais je retiens l'idée d'utiliser des chutes de cuir pour ajouter de petits accents sur des trousses ou des sacs en tissu. Vous en reverrez.

Les pompons, n'en parlons plus : il suffit d'un cuir assez souple et d'un peu de colle, c'est un jeu d'enfant. En revanche, faire de jolis porte-clefs avec un simple ruban de cuir peut relever du combat : l'emporte-pièce a tout simplement refusé de percer ce cuir-là, pourtant assez fin, mais très raide, et j'ai du recourir à l’alêne pour percer les trous où glisser mon rivet.

Maintenant que j'ai fait mes gammes, je peux réfléchir aux utilisations pertinentes de mes deux kilos de chutes de cuir. Je suis très satisfaite de cet achat, qui permet de "se lâcher" pour pas cher et sans stresser : au pire, on jette quelques centimètres carré de matière. J'y ai aussi découvert des traitements du cuir, rainé ou embossé, dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Vous les verrez apparaître prochainement sur des sacs et des trousses, j'ai déjà plusieurs idées.

28.6.20

Saison des sacs. Episode 2 : un sac jaune et vert

Sans titre

Celui-là m'aura donné du fil à retordre, et d'ailleurs je n'en suis pas tout à fait satisfaite, même s'il partira quand même chez sa destinataire, qui m'avait offert le tissu. Un très beau coton d'ameublement italien en vérité, mais au final pas assez rigide, ni surtout assez stable pour faire des sacs. Il s'est notamment déformé quand j'ai fait les surpiqûres du haut (en partie cachées sur la photo), dont la découpe est arrondie, et ça gondole !

Il est basé sur un patron perso, bien qu'inspiré d'un sac de marque, que j'ai déjà utilisé plusieurs fois, mais il se tient moins bien que le jersey enduit ou le jean que j'ai déjà utilisés pour le faire.

Sac vert

L'intérieur est doublé d'un magnifique wax de ma collection, de mémoire acheté sur le marché africain d'Africajarc il doit y avoir 1 an ou deux, dont les couleurs matchaient vraiment bien avec le tissus extérieur. Il a 6 poches plaquées et deux grands anneaux de tissus pris dans les coutures de côté pour accrocher des clefs ou d'autres accessoires avec un mousqueton.

Sac vert

Les anses rivetées sont en simili verni. Je les ai achetées l'an dernier à la Fête du fil de Labastide Rouairoux en vue de les utiliser avec ce tissu, mais je ne retrouve plus le nom de l'exposante, que j'avais pourtant croisée à Villemur s/Tarn. Dommage, elles sont plutôt jolies et abordable (moins de 10 euros la paire, rivets inclus). Par contre, l'épaisseur conséquente de la partie sur laquelle je les fixe (4 épaisseurs, mais c'est ce qui donne sa forme au sac) m'a obligée à racheter des rivets avec une tige plus longue. Ils viennent de La Bidouillerie, où j'en achète régulièrement, ainsi que de la fermeture éclair au mètre et des curseurs.

Sac vert-pompon cuir

Ce que j'ai finalement le mieux réussi dans ce sac, c'est le pompon en cuir, réalisé dans une chute provenant d'une jupe que j'avais raccourcie, et stockée depuis longtemps. Je me suis basée sur les tutos de Cousu by Nath et de La cabane à perles, très bien expliqués. C'est très facile à faire, il faut juste un peu de minutie. Du coup, je m'en suis fait un autre pour moi... et j'ai commandé des chutes de cuir chez Decocuir, qui est un véritable lieu de perdition côté matières et quincaillerie spécialisée pour la maroquinerie. A suivre donc, vous risquez de voir apparaître ici ou sur Insta, différents petits accessoires en cuir...

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Comme ce sac n'a que des poches ouvertes à l'intérieur, je lui ai adjoint une pochette à fermeture éclair avec une dragonne en gros grain pour l'attacher à l'un des anneaux de tissu à l'intérieur du sac. J'attends de nouveaux mousquetons en S, plus jolis.

On voit aussi sur la pochette que le tissus n'est pas stable, et je m'en suis vu, plus encore que pour le sac, pour la réaliser (elle est doublée avec un gros piqué de coton, que j'ai déjà utilisé pour doubler des pochettes pour tablettes, ça permet de bien protéger un smartphone par exemple). Bien que je me sois équipée d'une machine en fonction de la réalisation de sacs et de trousses (la "Heavy Duty" de Singer avale sans broncher plusieurs épaisseurs de jean), j'ai cru que je ne parviendrai jamais à faire mes coutures anglaises, sensées faire des finitions impeccables à l'intérieur de la pochette, mais, ahem, j'espère que personne n'ira y regarder de trop près ! Comme pour mes pochettes à tablettes (je ne sais plus si je vous les ai montrées, mais je m'en sers régulièrement), je me suis basée sur un bon tuto de Purl Soho.


En dépit de ses belles couleurs, je crois que j'oublierai au fond de mon stock de tissu le reste du coupon : moi qui perds rarement patience pour coudre des sacs et des trousses, celui-là m'a fait réviser ma collection de noms d'oiseaux. Heureusement que j'étais toute seule chez moi...

2.6.20

J'attaque le jean blanc

Depuis que je fais des sacs en jeans recyclés, toute la famille me donne les vieux jeans, usés ou devenus trop petits pour nous toutes (les fringues femmes circulent de la grand-mère à la petite fille en passant par ma sœur et moi, au fil de l'évolution de nos silhouettes et de nos goûts), et ma sœur partage avec moi ses vieux sacs à main sur lesquels je récupère toute la mercerie (fermetures éclair, anneaux, fermoirs, anses quand elles sont encore en bon état).

J'ai donc un stock de fournitures qui me permet, à l'impromptu, de me lancer dans la fabrication de sacs, addiction qui me reprend régulièrement, et notamment avant la belle saison, moment privilégié pour utiliser des sacs en tissu.

Ce week-end, j'ai commencé à piocher dans le stock de jeans blancs, que je n'avais pas encore attaqué, pour faire un premier sac d'été. Après de longues consultations de modèles divers et variés, j'ai choisi de m'inspirer de deux modèles qui m'avaient tapé dans l’œil, les sacs "seau" de Cristina Orozco, et un sac dédié aux tricoteuses, qu'on peut porter à l'épaule ou sur le dos grâce à un astucieux système d'anse double passée dans un anneau textile, qui permet aussi de fermer le sac. 

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L'utilisation du wax en petites touches sur des fonds unis donne toujours des résultats intéressants. Ici, ma bande verticale est issue d'une chute de coupe d'un pantalon, que je vous montrerai sans doute bientôt.

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Les anses sont aussi en wax, en 4 épaisseurs renforcées par une bande d'entoilage perforée, destinée en principe aux ceintures de jupes, mais qui fonctionne très bien pour faire des anses de sacs.

Au dos du sac, j'ai inséré une poche à fermeture éclair : je trouve toujours ça très pratique d'avoir une poche extérieure qui ferme, pour mettre son téléphone et/ou une carte de transport, qu'on peut passer devant les machines de validation sans ouvrir son sac.

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L'intérieur est doublé du même wax, avec mon classique anneau à clef (pas super bien posé parce que je l'avais oublié dans ma gamme de montage), une poche à fermeture éclair en haut du sac (en face de la poche externe), et 7 poches plaquées ouvertes tout autour du fond du sac, très pratiques pour y glisser étui à lunettes, parapluie, mouchoirs, et autre bazar qu'on trimballe dans son sac.

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J'ai encore des progrès à faire sur la régularité de mes surpiqûres.
Mais cela n'empêchera pas ce sac d'être solide et fonctionnel, et je pense que ce sera mon sac de l'été... d'autant que je suis en train de me faire une collection de vêtements d'été en wax, et ce sera donc très cohérent.

Quant au jean blanc, il m'en reste (je n'ai utilisé que 2 jambes de pantalon, et encore partiellement, pour faire celui-ci), et j'ai déjà quelques idées pour d'autres sacs, car je trouve que c'est très joli pour l'été. L'appartement reste pour le moment en mode "atelier", avec la MAC sur mon bureau, la planche à repasser dans le salon, des coupons sur le canapé et plein de chutes de fil sur le plancher (parce qu'avant de pouvoir utiliser la matière des jeans, il faut commencer par défaire toutes les coutures, ce qui n'est pas une sinécure... Il faut s'armer de patience et d'un bon livre audio, et prévoir le coup d'aspirateur à la fin).

30.5.20

Poids de couture

Comme je me suis remise à coudre (quand je serai un peu moins hirsute, je ferai des photos, promis), j'ai eu envie d'avoir des poids de couture. C'est très pratique pour caler son patron sur le tissu avant d'en dessiner les contours, et même si ça n'évite pas tous les épinglages, ça simplifie bien le travail.

Béatrice nous a récemment montré ses palets, objets que j'avais déjà vus utilisés pour cet usage... dont les prix m'ont rapidement dissuadée d'en acquérir. Mais Béa m'a judicieusement orientée vers le tuto vidéo de Vlogmas pour s'en fabriquer, sous la forme de petites pyramides de tissus qu'on garnit avec ce que l'on veut. Vanessa y met des noyaux de cerise. Moi, j'avais au fond d'un sac des graines de lin, achetées à l'époque pour faire des chaufferettes, projet resté finalement lettre morte. Je me suis dit que ça ferait bien l'affaire : depuis 6 ans qu'elles sont au fond d'un sac de laine, les mites n'y ont pas touché. Leur faible épaisseur et leur écorce bien lisse et brillante fait qu'elles s'empilent sans quasiment laisser d'interstices entre elles, ce qui permet d'obtenir une bonne densité de garnissage et un poids correct (environ 100g par pyramide de 12 cm de côté), le tout sans jamais abîmer le tissu sur lequel vous les posez, ni vous tirer des cris si elles vous tombent sur le pied. Last but not least, elles ont une délicieuse odeur de foin coupé qui s'exhale discrètement quand on les manipule.

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J'utilise un patron beaucoup plus simple encore que celui de Vanessa pour faire des pyramides. Pour obtenir la même taille qu'elle, je me contente de découper un rectangle de 24 cm x 12 cm (si vous voulez modifier la taille, il faut prévoir d'avoir largeur = hauteur x 2).

Plier le rectangle endroit contre endroit, piquer sur 2 côtés à 1,5 cm du bord, puis dégarnir les angles.

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Ouvrir les coutures à l'ongle, retourner, ressortir les angles (une grosse aiguille à tricoter en bambou est parfaite pour cet usage), et remplier d'1 cm vers l'intérieur de la housse sur l'ouverture. Repasser.

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Fermer l'ouverture en alignant la couture latérale et le pli qui lui fait face, et épingler : c'est le milieu de votre couture de fermeture, qui sera donc perpendiculaire à la couture du fond. Votre pyramide est formée.

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Comme je suis une fainéante et une pressée, je ferme mes pyramides à la machine. Je fais donc la moitié de la couture avant de garnir de graines de lin : ça limite les risques d'en remplir votre boîtier à canette.

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Il ne reste plus qu'à remplir, pas à ras bord (je laisse environ deux doigts de tissus entre le bord libre et la partie remplie), et de fermer à la machine avec un pied à fermeture éclair.
Les puristes peuvent évidemment fermer à la main comme le propose Vanessa, en faisant dans ce cas un rempli de 1,5 cm avant de fermer : cela évite la petite bordure de tissus le long de la couture, qui personnellement ne me gêne pas plus que ça.

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Et voici mon petit Kheops, taillé dans les chutes de mes dernières coutures (oui oui, je vous les montrerai bientôt, si vous êtes sage). Me voilà prête pour de nouvelles cousettes !

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5.4.20

Atelier masques !

Évidemment, rien d'original dans mes fabrications du week-end : je pense que nous sommes des millions de couturières et couturiers à fabriquer des masques en tissus dans nos appartements, et pour certains dans leurs usines, reconverties à l'arrache pour aider nos soignants.

Je me suis beaucoup interrogée sur l'intérêt de fabriquer des masques en tissu, notamment à cause des discours officiels sur le sujet, qui nous décourageaient d'en porter, allant jusqu'à nous dire que c'était contre-productif voire dangereux, et en tous cas inutile de porter un masque si on n'était pas soignant ou atteint du covid-19.

Avec le recul, et beaucoup de lectures, j'en suis arrivée à la conclusion que les seules motivations, au demeurant criminelles, de ces discours, c'est que la France manque de masques, par une inqualifiable imprévoyance d’État, et que nos gouvernants nous voient comme des idiots et des égoïstes. Idiots qui ne seraient pas capables de comprendre la différence entre se protéger et protéger les autres, égoïstes qui ne prendraient pas la peine de mettre un masque si cela sert surtout à protéger... les autres.

La vidéo #Mask4all explique parfaitement comment, si nous portons tous des masques, nous limitons fortement la propagation du virus, notamment de la part des porteurs sans symptômes qui, en l'absence de tests massifs, ne savent pas qu'ils ou elles sont contagieux. Porter un masque quand on sort, ce n'est pas se protéger, mais faire un acte de civisme qui nous protège collectivement.



Précisons que j'ai découvert cette vidéo grâce à un remarquable billet de blog dans Mediapart, qui explique la stratégie des Tchèques pour lutter contre l'épidémie, et démonte au passage une "fake-news" colportée par les grands médias sur un soi-disant vol de masques destinés à l'Italie par les autorités tchèques.

Ajoutons que la semaine dernière, l'AFNOR, autorité de certification française officielle, a publié une norme, offerte gratuitement avec deux patrons, pour la fabrication de masques artisanaux en tissu.  Enfin, s'il m'en restait encore, cette vidéo d'un médecin du travail et ancien médecin du service de santé des armées, a achevé de balayer mes doutes.

Oui, porter un masque est utile. Particulièrement si tout le monde en porte.
Notons que le port du masque s'ajoute aux autres mesures barrière et ne les remplace pas. Il en renforce simplement l'efficacité.

Edit du lundi 6 avril :  un  papier de Libé découvert en prenant mon café ce matin, qui confirme l'opinion que je m'étais faite, sans même avoir vu passer l'avis de l'Académie de médecine. Je suis rassurée sur mes capacités de discernement en période de crise.

Ce week-end, j'ai donc sorti la MAC et mes tissus.
Je vous préviens, mes masques ne sont pas forcément très esthétiques, ni très bien finis d'ailleurs. Mais pour cette première mini série, mon objectif était de tester 4 modèles de masque sous deux angles :
  • simplicité de réalisation,
  • confort au porter.
La simplicité de réalisation est essentielle : un masque en tissu, qui joue le même rôle qu'un masque chirurgical, c'est à dire éviter de transmettre virus et bactéries quand on tousse, éternue, postillonne..., doit être changé toutes les 4 heures. Si d'aventure nous devons aller travailler avec dans un avenir proche, en comptant les temps de transport, il en faudra jusqu'à 3 par jour. Je vous laisse faire vos calculs, mais on voit tout de suite qu'il nous en faudra davantage que de paires de chaussettes pour tenir la semaine :-)

Je voulais également que mes masques passent à la machine à 60° (recommandation de l'AFNOR). Ils sont donc forcément en coton, et avec des liens à nouer, en coton eux-aussi, parce que les élastiques, à 60°, ils ne vont pas résister longtemps, et ce n'est pas forcément très confortable à porter.

J'ai donc adapté les modèles choisis pour y passer un lien à la manière de Craft-Passion, qui utilise un lacet, ce qui est assez astucieux. Comme je n'en avais pas sous la main, j'ai fabriqué du biais maison dans une housse de couette en coton que je venais de mettre "hors circuit", car elle commençait à se déchirer le long des coutures.

Sur la base des préconisations de l'AFNOR, je n'ai pas prévu d'insérer de filtre dans mes masques. Ils ont simplement double ou triple épaisseur de tissus selon les matériaux employés.

Voici mes essais.



Modèle : Craft Passion (il a été abondamment relayé dans les médias français, le CHU de Grenoble l'ayant proposé lorsqu'il a fait appel aux couturières bénévoles pour équiper ses personnels non soignants - Cependant, depuis, les masques avec une couture médiane verticale sont déconseillés)
Tissus : jean recyclé pour l'extérieur, toile de coton (housse de couette) pour l'intérieur

Pas le plus facile à faire (coutures en courbe et crantage), mais pas insurmontable non plus pour une couturière moyenne comme moi.

Je l'ai essayé avec et sans barrette nasale, mais j'ai toujours de la buée sur les lunettes. S'il est sympa côté esthétique, il n'est pas très bien adapté à ma morphologie, et a tendance à me glisser sur le nez. Enfin, je le trouve un peu oppressant pour respirer.




Modèle : Norme AFNOR, bec de canard
Tissus : jean recyclé pour l'extérieur, toile de coton (housse de couette) pour l'intérieur

Facile et rapide à faire, peut-être le plus facile de ceux que j'ai testés. En revanche, je le trouve un poil petit, même pour moi (pour Dino n'en parlons pas). Peut-être parce que la toile de jean est assez rigide et ne s'étire pas (sur la photo de la norme AFNOR, on a l'impression qu'ils ont utilisé un textile plus souple).
Plutôt confortable, un peu bizarre esthétiquement (mais bon, on va tous avoir des drôles de look ces temps-ci), n'empêche pas de respirer et n'altère pas trop la voix non plus.
J'en referai peut-être en agrandissant légèrement le patron, ou en changeant de tissu.



Modèle : Norme AFNOR, masque à plis
Tissu : 3 épaisseurs de toile de coton (housse de couette)

Sans doute le plus facile de tous à réaliser : la base est un rectangle avec 2 plis. J'ai ajouté une gorge sur les côtés pour coulisser mon lien.
Il est assez confortable à porter, mais, pour être bien ajusté sous le menton, nécessite de nouer le lien en haut de la tête - alors que pour les deux précédents, on noue dans la nuque. Vous me direz, le week-end prochain, c'est Pâques, et ce sera donc tout à fait dans le ton.
Si je compare avec le dernier testé, je me dis qu'on pourrait peut-être arranger les choses en le faisant un peu plus haut.



Modèle : copie de masque chirurgical. J'ai utilisé les dimensions du tuto de Douce Parenthèse, un peu plus haut que celui de Makerist, sur le même principe
Tissus : 3 épaisseurs de toile de coton (housse de couette)

Le type de plis est un peu plus casse-pied à faire (notamment parce qu'avec mes trois épaisseurs de drap, les épingler est un challenge, va falloir que je m'achète des pinces), et j'ai modifié les côtés, pour faire une gorge permettant de coulisser mon lien.
Assurément le plus couvrant, il fonctionne pour moi comme pour Dino, et ne baille pas sous le cou même avec le lien noué sur la nuque.
Revers de la médaille : je le trouve un peu oppressant à porter. Et si je ne mets que deux épaisseurs de tissus, pas sûre que ce soit suffisant.

J'avais aussi envie de tester celui de Catherine Boutten, simplissime à faire et qui doit bien fonctionner puisque les fronces réalisées à l'aide du lien jouent le même rôle que les plis. Mais je ne suis pas parvenue à trouver le tuto complet avec notamment les dimensions et les étoffes utilisées.

Edit du dimanche soir : deux articles de blog intéressants d'une ingénieure textile qui est aussi couturière pendant ses loisirs :
En relisant bien ses billets, les specs AFNOR, et après quelques furetages complémentaires, je pense que le 3 plis en 2 épaisseurs de toile de coton devrait fonctionner. Et pour simplifier la confection des gorges pour passer mon lien, je ferai l'extérieur du masque plus large, comme dans ce tuto.

A suivre donc...

Et vous, vous avez fabriqué des masques ?
N'hésitez pas à partager vos meilleures expériences et vos liens vers des patrons en commentaires !

17.2.19

Jeanneries

Après les cadeaux, et tant que la MAC était encore sur la table, j'ai pris le temps, enfin, de faire quelques objets pour moi.

Depuis longtemps, je voulais me faire un sac à dos en jean. J'ai mis très longtemps à le concevoir, et mon carnet de croquis est plein de gribouillages. Entre compilation de modèles vus ici ou là sur le web (j'ai 5 tableaux Pinterest dédiés aux sacs, qui rassemblent près de 3000 épingles), études de différents patrons, dont l'excellent livre "Sacs et accessoires en toile de coton" des Editions de Saxe, expérience d'usage des sacs que je possède, et enfin contraintes imposées par les formats de tissus récupérables dans un jean recyclés, j'ai fini par mettre mon modèle au point. Le processus a duré plusieurs mois, dilemmes sur le système de fermeture de la poche principale et mise au point de la gamme de montage inclus. Et puis, enfin, en janvier, j'ai commencé à découper mes jeans et à monter mon sac.

Sac à dos en jean recyclé - face avant

Il est assez grand pour accompagner une journée de déplacement professionnel, avec rangement de mes carnets de notes et d'une tablette.

L'extérieur comporte 3 poches plaquées restituées dans leurs dimensions d'origine, parfaites pour glisser une pochette de mouchoirs, une petite bouteille d'eau, des tickets de visite, bref des objets sans grande valeur, mais qu'on aime avoir à portée de main quand on crapahute.

Sac à dos en jean recyclé - profil

La face avant cache une grande poche à fermeture éclair qui descend jusqu'au fond du sac, pour y ranger des objets plus précieux, comme un porte cartes de crédit, qui reste facilement accessible pour payer dans un distributeur sans ouvrir tout le sac.

Sac à dos en jean recyclé - ouvert

Les téléphones (j'en ai deux, donc c'est un peu l'horreur) sont cachés dans le dos, dans des poches plates zippées. Ils sont ainsi protégés du vol dans un transport bondé, mais rapidement accessibles, et je peux les sentir vibrer si on m'appelle.
Sur les tirettes des zip, j'ai enfilé les anneaux de ceinture du jean noir utilisé pour faire les bretelles et les poignées du sac.

Sac à dos en jean recyclé - face arrière

Par dessus la poche du bas, une lanière large permet d'enfiler le sac sur la poignée télescopique d'une valise trolley, très pratique pour le maintenir sans qu'il tombe. A l'intérieur de la poignée de portage, un anneau plus petit (ancien passant de ceinture) permet d'accrocher mes clefs sur l'extérieur du sac. Parfait quand on descend juste de voiture pour une petite course.

Sac à dos en jean recyclé - intérieur (fond)

A l'intérieur, ma sempiternelle toile rayée, anciennement housse de canapé. Pour l'intérieur de ce sac cependant, j'ai commencé à utiliser le tissu neuf issu de la coupe initiale. Au fond du sac, côté dos, une grande poche plate pour y glisser une tablette, un carnet, un magazine. J'aurais du la faire 1 ou 2 cm plus large pour pouvoir y glisser aussi mon PC pro... mais comme ces dernières années je ne le transportais plus beaucoup, je n'y ai pas pensé.
La poche en question est elle-même équipée de 2 poches plaquées pour le parapluie et les lunettes de soleil, et d'une bande de boutonnières de braguette pour y suspendre clefs et pochettes pour écouteurs de téléphone, lecteur MP3, clefs USB...).

Sac à dos en jean recyclé - intérieur (face avant)

Du côté de la face avant,l'intérieur est équipé d'une poche zippée et de 3 poches plaquées. 

La grande poche centrale est parfaite pour y coller mon organiseur de sac (en ce moment, j'utilise celui qu'on voit ici) et mon gros porte-monnaie compagnon, que je ne vous ai jamais montré bien qu'il ait maintenant plusieurs mois. Promis, je lui tirerai le portrait un de ces jours. 

J'ai eu l'occasion de le tester cette semaine en déplacement, et il répond plutôt bien aux exigences que je lui avais assignées, mieux bien sûr si je me déplace avec une tablette plutôt qu'avec un PC. Et je suis sûre que pour les vacances d'été, il sera parfait. Au total, j'ai du utiliser 3 jeans pour le faire, y compris les bretelles qui mine de rien emploient pas mal de tissu (3 épaisseurs). Il reste encore quelques améliorations mineures à apporter dans les finitions, mais j'ai fait des progrès par rapport à mes premiers sacs, grâce à différents tutos trouvés sur le net, et au retour d'expérience : mes sacs sont très utilisés, tant ceux que j'utilise moi même que ceux que j'offre, et je peux donc vérifier comment ça vit au fil du temps pour en tirer des enseignements. Pour sûr, à la fin de ma vie, je serai au point :-)

Je me suis aussi fait des trousses, c'est un péché mignon chez moi. Rapides à fabriquer, toujours utiles pour soi ou pour offrir, je ne me lasse pas d'en faire, inspirée là aussi par une abondante collecte d'épingles dans un tableau dédié.

Cette fois, j'avais décidé d'utiliser ce que j'appelle des "fantômes de poches". En effet, si j'utilise toutes les poches plaquées des jeans que je recycle, je les repositionne la plupart du temps sur une autre pièce de tissus. Il me reste donc des fesses de pantalon, que j'utilise assez peu dans mes sacs. Mais pour faire des trousses, c'est parfait.

J'avais repéré depuis un certain temps des trousses plates équipées d'un élastique, qui permettent de les accrocher sur un carnet.

J'en ai fait deux, une pour équiper mes carnets de croquis (format A6 environ) qui sont parfois de simples carnets à spirale Clairefontaine, comme en ce moment. L'élastique permet donc à la fois de maintenir le carnet fermé, avec toutes les feuilles volantes que j'inclus (grilles de point, schémas gribouillés, étiquettes de fils...) et d'avoir sous la main crayons, gomme, et même un ou plusieurs crochets.

Trousse plate à élastique

Trousse plate à élastique

L'autre est un peu plus longue, pour mes carnets pro, souvent des Moleskine format A5.

Trousse plate à élastique

Trousse plate à élastique

C'est fait en un tour de main (dans une grosse toile, inutile de doubler), et c'est réellement super pratique. Je les adore... et j'en ferai sûrement d'autres.

La dernière trousse, dédiée au maquillage, est désormais dans le sac à dos en jean.

Trousse maquillage jean recyclé

Pour celle-ci, l'idée était de tester la méthode "fold and sew" de ce tutoriel pour faire une trousse à coins carrés (ce que les anglophones appellent de manière très imagée "boxing a corner" et que je ne sais pas traduire de manière satisfaisante en français).

C'est amusant, parce qu'avec seulement 2 coutures latérales, on forme aussi le fond carré du sac ou de la trousse, et on a un triangle extérieur intrigant. Comme j'envisage d'utiliser la technique sur des sacs, je voulais d'abord tester sur une trousse.

Trousse maquillage jean recyclé

Mes propretés de fermeture éclair ne sont pas encore parfaites (dans les toiles épaisses, l'alignement des coutures n'est pas toujours facile), mais ça s'améliore quand même. Ici, j'ai utilisé le tuto d'Octavie, mais il y a différentes manières de faire des onglets pour les fermetures éclair.

Trousse maquillage jean recyclé

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !